Première réunion au Sénat pour la Conférence des collectivités territoriales
Hier, lors de leur première réunion, les membres de cette conférence « ont convenu de porter d’une voix commune les attentes des collectivités locales pour leur permettre d’excercer leurs vocations et leurs missions de la manière la plus efficace possible, au service de nos concitoyens, nos entreprises et nos territoires ». Dans un communiqué commun publié hier soir, les trois associations d’élus et le président du Sénat invitent aussi « le gouvernement à faire évoluer la relation de l’Etat aux collectivités vers plus de confiance, plus de responsabilité et plus de liberté ».
Ils lui demandent également de revoir la philosophie du projet de loi NOTRe, qui n’est pas, dénoncent-ils une « véritable réforme de décentralisation ». Ils demandent donc que ce texte « soit enrichi, lors de son examen par le Sénat, par de réels transferts de l’Etat aux collectivités pour que de nouvelles décentralisations clarifient et renforcent les blocs de compétence de chaque niveau de collectivités ». Ces blocs de compétence devront constituer, insistent-ils encore, « des ensembles cohérents, compréhensibles par les citoyens et responsabilisants ».
Dans un relevé de conclusions publié hier après leur première réunion, les membres de la Conférence des collectivités territoriales conviennent « de se retrouver pour adopter une position partagée sur les modalités de mises en œuvre et d’application du projet de loi NOTRe », « pour en évaluer les conséquences juridiques, financières humaines et sociales », et le cas échéant, pour « en préciser ou modifier certaines des dispositions ». Ces propositions pourraient prendre la forme d’une proposition de loi.
C’est aujourd’hui que la commission des lois du Sénat examine le projet de loi, sa discussion en séance publique étant programmée à partir du 16 décembre prochain.
Les présidents des trois associations d’élus et celui du Sénat dénoncent aussi bien sûr une nouvelle fois « le poids et le coût croissant des normes et des nouvelles charges pesant sur les collectivités : + 1,2 milliard d’euros en 2013 » et demandent au gouvernement « de passer des paroles aux actes pour alléger la contrainte normative qui pèse » sur ces collectivités.
« Le simple fait que cette première conférence se soit tenue, après une sérieuse préparation et qu'il ait été acté de poursuivre ce travail commun sur la loi NOTRe comme sur les principaux sujets impactant les collectivités territoriales, en privilégiant les points d'accord ou de compromis, est un acte politique fort démontrant, s'il en était besoin, un esprit de responsabilité partagé », se félicitait ce matin l'AMF.
Télécharger le relevé de conclusions de la Conférence des collectivités territoriales.

