Le total des dépenses budgétaires de fonctionnement des communes atteint 59,7 milliards d'euros en 2005, soit une progression annuelle de +3,1% contre +2,5% l'année précédente. Cette plus forte évolution s'explique notamment par un impact moins fort des transferts de dépenses vers les groupements à fiscalité propre (GFP). C’est ce que révèle une étude réalisée par la direction de la comptabilité publique. Ce travail, a réalisé à partir de l’exploitation exhaustive des comptes de gestion des communes de métropole et d’outre-mer tenus par les comptables du Trésor et receveurs municipaux, montre qu’ en 2005, les charges réelles des communes ont enregistré une hausse de 2,9%. Ce dynamisme est principalement imputable aux dépenses de personnel (+3,9%) mais aussi aux achats et charges externes (+3,4%), les deux principaux postes de dépenses des communes. Dans le même temps, les produits réels de fonctionnement restent dynamiques (+2,6%), sous l’influence principalement des recettes propres, produits du domaine et recettes fiscales, qui augmentent respectivement de +2,2% et +3,8%. L’augmentation des recettes réelles est donc légèrement inférieure à celle des dépenses réelles. Les communes parviennent néanmoins à dégager un autofinancement de 10,6 milliards d’euros. Mais la progression de cet autofinancement (+1,3%) entre 2004 et 2005 est légèrement inférieure à celle constatée entre 2003 et 2004 (+1,7%) L’année 2005, se caractérise aussi par une nouvelle progression des dépenses d’investissement. Les dépenses d’investissement direct augmentent de 7,7% entre 2004 et 2005. Les communes sont à l’origine de près de 57% des dépenses totales d’investissement des collectivités publiques. Les ressources d’investissement, quant à elles, sont en hausse de 5,9%. Leur augmentation repose sur l’autofinancement et surtout sur l’emprunt. Si l’accroissement de la dette a contribué au financement des investissements, il a également permis une augmentation du fonds de roulement de +842 millions d’euros, supérieure à celle enregistrée ente 2003 et 2004. Ce renforcement du fonds de roulement s’est traduit par une progression de la trésorerie de fin d’exercice des communes qui s’établit à 12,6 milliards d’euros au 31 décembre 2005 Pour télécharger l'étude, voir lien ci-dessous (format PDF, 172 Ko).pt>c=http://www.clsi