Notre-Dame-des-Landes : les élus de l'Ouest montent au créneau pour défendre le futur aéroport
« Ce projet a commencé à être discuté en 1965, Jean-Marc Ayrault avait 15 ans », a ironisé le sénateur Yannick Vaugrenard qui refuse que ce territoire devienne « le far west de l'Europe ». « La démocratie a été respectée », a-t-il insisté.
« Ce n'est pas uniquement un projet Nantais », a renchéri la députée d'Ille-et-Vilaine, Nathalie Appéré pour qui il s'agit « d'un facteur d'attractivité pour le développement économique, touristique... ». Les élus ont également insisté sur la « défense de la démocratie », arguant que les défenseurs du projet « ont été élus et validés sur les options de soutien à Notre-Dame-des-Landes ».
« Notre territoire est un territoire qui depuis 20 ans se développe », a argumenté pour sa part Patrick Rimbert, le maire de Nantes qui a succédé à Jean-Marc Ayrault. « L'étalement urbain est quelque chose de concret. Si ce transfert d'éaroport n'est pas fait, ce sont 20 000 habitants que nous ne pourrions pas accueillir », a-t-il affirmé. « Nous n'avons pas vocation à être une maison de retraite pour riches avec vue sur mer. Nous nous battons pour que nos enfants et nos petits-enfants n'aient pas à s'expatrier », a-t-il continué.
Jean-Louis Tourenne, président du conseil général d'Ille-et-Vilaine, a abondé dans le même sens, dénonçant « un mépris de la démocratie (...) mais aussi de la province ».
De son côté, la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, a annoncé hier sur BFM-TV et RMC que « la commission du dialogue » promise par Jean-Marc Ayrault, sera nommée « avant la fin de la semaine ».

