Aujourd’hui du ressort des greffiers des tribunaux d’instance, l’enregistrement des Pacs ou de leur modification va donc échoir aux officiers d’état civil, à savoir les maires et les adjoints au maire. Ce transfert « pose la question de la capacité des collectivités à assumer cette nouvelle charge, tant au niveau du temps à consacrer par les agents qu’au niveau de leur formation », a défendu pour une dernière fois, mais « sans illusions », le député de Seine-et-Marne, Guy Geoffroy (LR). Proposant également la suppression de l’article 17 qui organise le transfert, Xavier Breton, député de l’Ain (LR), a mis l’accent, pour sa part, sur « le contexte actuel des finances locales ». Dans ce contexte, « une telle disposition n’est pas acceptable et son coût risque de ne pas être négligeable pour certaines communes », a-t-il dit. Des arguments mis en avant également par l’AMF qui avait saisi dès le départ l’ancienne garde des Sceaux du sujet (lire Maire info du 23 mai). « Lors de la création du Pacs, le débat n’avait pas été tranché entre le greffe et le notaire ou la mairie. Le choix du greffe ne fut que le pis-aller d’une absence de décision », a répondu Jean-Yves Le Bouillonnec (PS), rapporteur du texte. Faisant l’objet d’un avis défavorable du rapporteur et du gouvernement, l’amendement de suppression de l’article 17 a donc été logiquement rejeté.
Les députés ont aussi voté la charge pour les communes d’enregistrer les changements de prénom. Ils ont par ailleurs retiré du texte la possibilité offerte par les sénateurs aux policiers municipaux de pouvoir utiliser des dispositifs de lecture automatisée des plaques d’immatriculation.
Le texte voté hier officialise aussi les divorces sans passage devant le juge. Chaque époux devra être assisté par un avocat (actuellement, un seul suffit pour le couple) pour signer une convention de divorce. Cette dernière sera déposée chez un notaire et le divorce sera effectif après un délai de rétractation de 15 jours.

