Les maires ont interrogé le ministre sur les conditions de mise en oeuvre du fonds « d'amorçage » de 250 millions d'euros annoncé la veille par le président de la République pour les communes qui s'engageront dès la prochaine rentrée. Vincent Peillon a invité les maires à « s'en saisir pour aller le plus vite ».
Reconnaissant que l’effort demandé aux élus était réel, il a affirmé que cela justifiait que le gouvernement accorde une année supplémentaire (jusqu'en 2014) pour l’application de la réforme. « Ce n'est pas un recul, de même que nous n'allons pas miter le territoire car il en existe déjà où la semaine de 4,5 jours s'applique », a-t-il défendu. Déterminé, voire « obstiné » comme il s'est qualifié, Vincent Peillon a jugé cette réforme comme « un test fantastique pour construire cette co-éducation » tant recherchée par les maires et qui devrait être renforcée, à l'avenir, par l'inscription dans la future loi d'orientation sur l'école, d'un contrat d'objectifs que les maires auront la latitude de « construire » localement.
Mais les questions financières ne sont pas, de loin, les seules questions en suspens : les difficultés de trouver des intervenants (notamment en milieu rural), leur statut, la nature des activités organisées, ou encore les normes d'encadrement ont également été évoquées.

