PLU intercommunaux : un rapport pour « lever les appréhensions »
Le rapport, qui reconnaît « les craintes des maires d’être dépossédés de leur compétence en urbanisme », invite ceux-ci à « surmonter leurs appréhensions et à concevoir le PLUi comme un outil communautaire co-construit avec les communes ». Il propose de « donner des assurances » aux maires « sur leur participation effective à l’élaboration du PLUi à toutes ses phases, et particulièrement à la détermination des dispositions qui relèvent des enjeux communaux ».
Par ailleurs, la mission du CGEDD propose que les PLUi n’intègrent les Programmes locaux de l’habitat (PLH), les Plans de déplacement urbain (PDU), voire les SCoT, que sous conditions et non systématiquement. Ces conditions pourraient dépendre « du seuil de population et des compétences de l’EPCI ».
Enfin, selon le rapport, « le développement des PLUi et la suppression corrélative des cartes communales, POS et PLU communaux doivent s’accompagner d’un puissant dispositif d’appui, (…) mobilisant les services déconcentrés de l’Etat, tant à l’échelle régionale que départementale, ainsi que le réseau technique du ministère ».
Si toutes ces conditions sont remplies, selon le CGEDD, la réforme pourrait donner naissance à « un outil novateur global, répondant à l’ensemble des besoins des territoires ».
L’Association des maires de France est, depuis le début de ce débat, opposée au caractère obligatoire du PLUi prévu par le gouvernement. Dans le courant de l’été encore, le sénateur-maire de Saint-Flour et président de la commission urbanisme de l’AMF, Pierre Jarlier, expliquait dans la presse que, s’il n’était pas opposé « au principe d’un PLUi tant qu’il n’est pas imposé par la loi », celui-ci devait relever « de l’initiative des maires, car il est la traduction d’un projet politique partagé, l’aboutissement d’une démarche volontaire de co-construction entre chaque commune partie prenante de l’urbanisme communautaire. » Le maire de Saint-Flour demande donc que soient proposées, avant le vote de la loi, « des solutions alternatives au transfert automatique du PLU aux intercommunalités ».
Sur la question de l'appui apporté aux maires en matière d'ingénierie – à l'heure où l'État tend plutôt à se désengager – l'AMF, à l'instar des auteurs du rapport, demande un soutien renforcé aux services de l'État.
Télécharger le rapport du CGEDD.

