Rappelons que le Snit prévoyait 245 milliards d’euros d’investissements, et que, suite aux travaux de la commission Duron dont les conclusions ont été rendues avant l’été, le gouvernement a ramené ces ambitions à une trentaine de milliards, à engager d’ici 2030 – jugeant que 245 milliards de dépenses n’étaient pas « responsables », justement, en période de rigueur.
Frédéric Cuvillier annonce qu’après une année passée à faire des choix, l’heure est à présent à « la mise en œuvre concrète » d’opérations « centrées sur les préoccupations quotidiennes des Français ». Les quatre chantiers de LGV démarrés en 2010 et 2011 vont aller à leur terme, mais aucun autre n’est annoncé par le ministre. Idem pour les chantiers routiers lancés cette année (doublement de l’autoroute A9 à Montpellier, aménagement de la route Centre Europe-Atlantique dans l’Allier et la Saône-et-Loire…) : ils seront poursuivis, mais aucun autre chantier n’est annoncé. Tout juste le ministre annonce-t-il que « les priorités nationales seront actualisées tous les cinq ans pour tenir compte des nouvelles dynamiques territoriales », et que les projets retenus par la commission Duron seront « poursuivis » … dès que « leur financement aura été stabilisé ».
Seule annonce concrète : l’actuel financement de 2,5 milliards d’euros par an consacré à la modernisation du réseau ferroviaire sera « poursuivi », avec des priorités qui seront définies début 2014. Par la suite, « les opérations prioritaires de désenclavement, de décongestion, de modernisation des réseaux seront définies de manière partenariale avec les collectivités », d’ici à la fin de cette année.
Ce communiqué intervient au moment où l’enquête sur le dramatique accident de Brétigny-sur-Orge, en juillet, tend à montrer que l’accident est dû à un défaut d’entretien de la voie – des informations faisant même état ce matin que le défaut ayant conduit au déraillement avait été signalé depuis des mois, sans que RFF ait apparemment réagi.

