Pour calmer le jeu, une concertation a donc été mise en place avec l'UNCCAS et l'AMF. Celle-ci a débouché sur un projet de décret concernant cette ABS, soumis au CNEN en mars. A la lecture du décret publié hier, l'AMF affirme ce matin « son regret » que des « modifications substantielles aient été apportées sans que les acteurs de la concertation n'en aient été informés ». L'association « réitère » donc ses observations sur le sujet (lire Maire info du 17 septembre 2015).
Les CCAS devront en effet réaliser une ABS, « dans l'année civile suivant le renouvellement des conseils municipaux ». Ensuite, sur la durée du mandat, il leur sera laissé le choix de réaliser - ou non - des ABS complémentaires. Il n'est donc plus question d'un exercice annuel comme le décret de 1995 le prévoyait. La règlementation devient plus pragmatique puisque très peu de CCAS avaient le temps et les moyens de réaliser une ABS chaque année. Le nouveau décret précise que les « analyses complémentaires, notamment thématiques, peuvent être présentées au conseil d'administration lors du débat d'orientation budgétaire ou, à défaut, lors du vote du budget ». Cette précision n'ajoute pas de contrainte mais cherche à donner à ce diagnostic social tout son sens dans la conduite des politiques locales, l'ABS s'inscrivant comme un outil d'aide à la décision.
Autre précision : « Ce diagnostic est établi avec l'ensemble des partenaires, publics ou privés, qui participent à la mise en œuvre des actions de prévention et de développement social telles que mentionnées ». La formulation est suffisamment générale pour que là encore, cela n'ajoute pas de contrainte tout en indiquant une bonne pratique.
Télécharger le décret relatif aux missions des centres communaux et intercommunaux d'action sociale.

