Le Sénat adopte le projet de loi Santé en supprimant le tiers payant généralisé
Le texte doit donc à présent faire l'objet d'une commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs) qui essaiera de dégager un compromis. En cas d'échec, ce qui est probable, c'est l'Assemblée, où la gauche est majoritaire à la différence du Sénat, qui aura le dernier mot en rétablissant, sans surprise, le tiers payant généralisé.
Le projet de loi ne se résume pas à ces quelques articles, les plus médiatisés. Un large volet concerne l'offre de soins sur le territoire, son organisation, son développement, le nouvel ancrage voulu autour des médecins et non plus de l'hôpital. Sur ces points, le texte adopté hier par les sénateurs n'a pas remis en cause l'architecture du texte, malgré les envies de certains, d'aller plus loin par exemple pour lutter contre les déserts médicaux. C'est sans doute ce qui a justifié la réaction hier de l'Association des Petites Villes de France qui, dans un communiqué, a déjà appelé à ce que, lors des travaux de la CMP ou d'une seconde lecture à l'Assemblée, soient « renforcées sensiblement les mesures en faveur d'une meilleure couverture des territoires en matière de soins » et que soient « rétablies les dispositions qui visent à améliorer le dialogue territorial entre les élus, les professionnels de santé et les Agences régionales de santé », et notamment les conseils territoriaux de santé.
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