Le dernier Bulletin officiel de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (n° 1, janvier 2003) publie un avis du Conseil national de lalimentation (Afssa) sur le principe de précaution et la responsabilité dans le domaine alimentaire. Ce document souligne que cest lEtat qui est le premier bénéficiaire du principe de précaution, dans le cadre de lexercice de ses pouvoirs de police, sous réserve des décisions relevant dune compétence communautaire.
Mais il sinterroge aussi sur lapplication éventuelle du principe aux autres décideurs publics qui disposent dune compétence autonome, notamment des maires. Après avoir rappelé que laffaire dite de la « vache folle » a ainsi conduit certains dentre eux à interdire la viande bovine dans les menus des restaurants scolaires placés sous leur responsabilité, il relève que ces décideurs ne disposent pas des mêmes accès que lEtat aux instances dévaluation des risques et quils ne bénéficient pas de moyens juridiques dapplication du principe de précaution, en particulier faute dun accès aux instances dévaluation scientifiques. LAfssa ne peut, en effet, pas être saisie par les maires.

