En partant d'un critère unique (la concentration de la pauvreté), le nombre de quartiers sera réduit à 1300, contre un peu moins de 2 500 aujourd'hui couverts par un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS). Ces 1300 quartiers sont situés sur 700 communes, dont 600 figuraient dans l'ancienne géographie prioritaire et 100 sont entrantes. A l'inverse, 300 communes sortent de l'ancien dispositif, soit parce qu'elles se sont enrichies, soit parce qu'elles n'auraient pas dû y entrer, a précisé le ministère à l'AFP. Cela confirme les informations déjà diffusées par l'ancien ministre, même si, sur le terrain, les maires restaient depuis de longs mois dans l'attente de confirmations sur le sort de leur commune. La publication de cette liste marquera donc l'entrée dans la phase concrète de l'élaboration des nouveaux contrats de ville, qui succèderont aux CUCS en 2015. La ministre a indiqué aux maires (dans un courrier envoyé le 25 avril) que la préparation de ces contrats devait démarrer dès ce mois-ci.
Deux réunions ministérielles sont d'ailleurs prévues dans les semaines à venir, l'une sur les conseils citoyens (nouvelle instance voulue pour impliquer plus directement les habitants) et l'autre sur la gestion urbaine de proximité, auxquelles l'Association des maires de France sera associée, comme l'a indiqué la ministre au président de l’association, Jacques Pélissard, et à son premier vice-président délégué, André Laignel, qu'elle recevait hier en fin de journée. Partageant les principes clés de cette réforme qui a obtenu un large consensus, l'AMF avait signé en janvier dernier une convention d'engagement avec le ministère. Celle-ci insiste « sur le rôle essentiel du maire dans la mise en œuvre de cette politique de la ville, en liaison avec l'intercommunalité, qui devient le niveau de contractualisation ».
Pour aller plus loin. Politique de la ville : les villes moyennes dans l’expectative. Maires de France. Juin 2014.

