Logement social : les contre-propositions de Benoist Apparu
Dans son « contre-projet », prenant la forme de plusieurs amendements, l’ancien ministre propose de remplacer la cession gratuite des terrains publics en faveur du logement social, comme le préconise le texte gouvernemental, par la délivrance de baux emphytéotiques. Cette alternative, remarque-t-il, « permettra à l’Etat de mettre à disposition des terrains tout en lui donnant la possibilité de retrouver son bien au terme du bail ». Dans le cas où cet amendement serait rejeté, Benoist Apparu a annoncé qu’il proposera la mise en place d’une décote maximale des terrains de l’Etat à 50 %. Selon lui, « avec une décote à 100 %, le gouvernement se priverait de recettes pour sa politique immobilière » et, ceci, dans un contexte où « la priorité est à la maîtrise de la dépense publique ».
Se déclarant d’accord avec le passage de 20 à 25 % du taux obligatoire de logements sociaux, il propose cependant de mettre en place une « loi SRU miroir ». Il s’agirait d’obliger les communes à construire « d’autres types de logements » lorsque leur parc de logements sociaux dépasse le seuil de 35%. Les communes ne respectant pas ces obligations se verraient pénaliser par des amendes, selon le principe appliqué aux communes visées par l’article 55 de la loi SRU. « Une ville qui a 60 ou 70 % de logements sociaux n’est pas une ville où règne la mixité sociale », a ajouté Benoist Apparu.
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