Le gouvernement va aider les communes modestes qui bâtissent dès le second semestre 2015
« Le gouvernement entend être au côté de ces maires courageux, volontaristes, qui ne cèdent pas au repli, qui envisagent l'avenir avec générosité en s'ouvrant aux jeunes et aux populations nouvelles », a défendu le Premier ministre lors d'un déplacement consacré à l'immobilier à Cachan dans le Val-de-Marne. Le Premier ministre a au passage jugé « encourageants » certains indicateurs immobiliers récents, même si le nombre de mises en chantier reste orienté à la baisse.
La nouvelle aide, qui doit être versée « dès le second semestre 2015 », sera réservée aux communes dont le nombre de logements augmente de plus de 1% par an, a détaillé Manuel Valls, qui avait déjà annoncé le principe de cette aide en novembre. Sera versée à la commune une aide de 2 000 euros pour chaque nouveau logement « quel qu'il soit, social ou privé », au-delà de ce seuil de 1%.
Le gouvernement a toutefois choisi de limiter l'aide aux communes modestes, dont le revenu fiscal moyen par habitant ne dépasse pas 1 030 euros par mois, qui sont également situées en « zone tendue » ayant de forts besoins de logements (catégories A bis, A et B1). Quant aux communes qui ne respectent pas les obligations de construction de logements sociaux prévues par la loi SRU, elles sont automatiquement exclues du dispositif, a indiqué Manuel Valls, qui était accompagné de la ministre du Logement, Sylvia Pinel.
Selon Matignon, environ 1 600 communes sont éligibles à cette aide, à condition toutefois de respecter le critère de la croissance du nombre de logements. L'Ile-de-France (37 millions) et l'Outre-mer (19 millions) devraient concentrer la moitié des crédits, devant la région PACA (8 millions) et Nord-Pas-de-Calais-Picardie (8 millions). Un décret doit permettre l'entrée en vigueur de l'aide « cet été ». (Afp)

