La disposition visant lorganisation institutionnelle de lintercommunalité est intégrée dans le projet de loi sur lurbanisme, lhabitat et la construction. Elle devrait être définitive si l'Assemblée nationale la confirme à son tour et, bien sûr, si aucun recours devant le Conseil constitutionnel ne vient l'invalider.
Un amendement (art. 6 sexies du texte), confirmé la semaine dernière au Sénat, permettra jusquau 31 décembre 2004 à une commune de se retirer dune communauté dagglomération pour adhérer à un autre EPCI (établissement public de coopération intercommunale) à fiscalité propre. Du moins, lorsque certaines conditions seront réunies. Notamment si le périmètre de la communauté dagglomération a été étendu à la commune concernée sans son accord et si le retrait ne crée pas denclave dans lagglomération restante (cas de la communauté d'agglomération - CA - de Montpellier). Ou encore si lorgane délibérant de lEPCI auquel la commune souhaite adhérer a accepté cette demande, ou bien si le représentant de lEtat dans le département crée concomitamment un nouvel EPCI comprenant la commune.
Pour sa part, Georges Frèche, président de la communauté d'agglomération de Montpellier, avait estimé début mars que cette disposition est "sans doute inconstitutionnelle". Dabord, selon lui, parce quelle ne viserait que la seule communauté montpellieraine. Ensuite, parce quelle aurait un caractère rétroactif, la période de constitution des périmètres par les préfets étant achevée. Enfin, parce que, toujours selon lui, elle ne respecterait pas «le principe du parallélisme des formes qui impose au minimum une majorité qualifiée des communes et du conseil de communauté, équivalente à celle requise pour la constitution du périmètre».

