L'intercommunalité fait encore très peu communication commune avec ses communes membres
Côté budget, en revanche, les choses évoluent pour s’adapter aux contraintes budgétaires : près de 40 % des communautés d’agglomération prévoient ainsi une diminution de leur budget communication dans les deux ans à venir.
Cette quatrième édition du baromètre de la communication intercommunale, éditée par Cap’Com, l’Adcf, Epiceum et l’institut Occurrence, révèle aussi que très peu (4 %) de services communication intercommunaux sont mutualisés avec ceux des communes membres, 42 % d’entre eux étant « coordonnés de manière officieuse » et 58 % « pas coordonnés du tout ». « C’est une constante depuis 2011 », souligne l’étude qui note cependant « pour la première fois cette année des signes d’évolution ». Cette évolution vers une meilleure mutualisation devrait concerner dans un premier temps les services communication des agglomérations et des métropoles et ceux de leurs villes-centres.
Les habitants demeurent, et de loin (98 %), la cible principale de la communication intercommunale mais la majorité de ces derniers (51 %) ne fait toujours pas la différence entre les messages municipaux et communautaires, selon les résultats du baromètre. Le nouveau mode d’élection des délégués communautaires par fléchage, mis en place lors des élections municipales de mars 2014, n’a pas sensiblement changé les chose, 44 % des personnes interrogées estimant qu’elles n’ont pas permis de mieux faire connaître l’institution intercommunale aux habitants.
Rappelons que, mercredi, l'Association des maires de France organise dans ses locaux à Paris une Rencontre des intercommunalités. Au programme : la nouvelle organisation des intercommunalités au regard des modifications législatives apportées par le projet de loi Notre et les schémas de mutualisation des services.
Télécharger le baromètre 2015.

