Les intercommunalités ne veulent pas de la compétence sociale
Le Premier ministre Manuel Valls s'est déclaré favorable à la reprise par les métropoles, sur leur périmètre, des attributions sociales du conseil départemental du département où elles se trouvent. Il a aussi souhaité que dans les départements possédant « des intercommunalités fortes », une « fédération des intercommunalités » puisse remplacer le conseil départemental à partir de 2020 (lire Maire info du 15 septembre).
Posée à un échantillon de 400 présidents d'intercommunalité (métropoles, communautés d'agglomération ou de communes), la question (partie d'un questionnaire soumis par écrit) était de savoir s'ils pensaient que leur « communauté serait en mesure de se voir transférer certaines compétences du département en matière d'action sociale ». 55% ont répondu « non, en raison à la fois de leur coût et de leur technicité », 14% « non, en raison de leur coût ». 10% ont répondu « oui, pour la plupart » et 20% « oui, mais limitées ».
Alors qu’ils sont 45 % à estimer que les compétences de l’intercommunalité doivent être renforcées dans le domaine du développement économique et de l’emploi et 36 % dans celui de l’aménagement et de l’urbanisme, seul 1 % des présidents d’intercommunalité trouvent qu’elles doivent l’être en matière d’action sociale.
L’étude a été publiée à l’occasion de la 25e Convention nationale de l’intercommunalité organisée à Lille aujourd’hui et demain par l’Adcf.
L’association a changé hier de président, Charles-Eric Lemaignen, président de la communauté d’agglomération d'Orléans, ayant été élu à ce poste en remplacement de l'ancien maire de Rennes Daniel Delaveau, qui se retire de la vie publique.

