Son premier « trait positif », selon le panel de 2 005 Français interrogés, est de « mettre en commun les moyens des communes autour d’un projet de développement cohérent » (84 %, en baisse d’un point par rapport à 2013). L’intercommunalité permet aussi, pour 80% des Français (stable par rapport à 2013) de « proposer de nouveaux services et équipements collectifs aux habitants ». Sur l'ensemble de la population, le taux de satisfaction de l’intercommunalité est de 75 % : il atteint un pic à 82 % auprès des jeunes de moins de 25 ans.
Une notoriété encore à relativiser
Une majorité de Français associent en revanche l’intercommunalité à une hausse des impôts locaux (65 %, en baisse de 8 points par rapport à 2013) et à un éloignement entre élus et citoyens (56 %, en baisse de 3 points par rapport à 2013). « Nous devons rester attentifs aux points d'alerte », a réagi le président de l’AdCF Jean-Luc Rigaut, qui se satisfait plus globalement des « résultats encourageants » présentés par l’Ifop, parmi lesquels la perception du mode de scrutin : 78 % des Français en ont une opinion favorable quand 93 % demandent que les candidats à la présidence de l’intercommunalité se déclarent clairement avec les élections locales.
Dernier volet évalué : la notoriété des intercommunalités. S'il est indiqué que 79 % des Français reconnaissent le nom de leur intercommunalité quand il leur est soufflé – on parle alors de notoriété assistée - la proportion de personnes capables de citer spontanément le nom de leur intercommunalité chute à 40 %. Un chiffre qui en appelle un autre : les Français sachant que leur commune appartient à un EPCI sont, selon l’Ifop, 41 % à affirmer qu’ils connaissent le nom du président de leur intercommunalité : en baisse de cinq points depuis 2013. Une statistique à relativiser au regard d’une précédente étude de l’Ifop (François Kraus, 2017) qui révélait que seulement 11% des Français connaissaient spontanément le nom de leur président d’intercommunalité.
La majorité des présidents d’intercommunalité (55 %) reconnaissent ce manque de notoriété, selon une enquête de l’AdCF, et estiment que « beaucoup reste à faire ». Au cours de ces derniers mois, 92 % des communautés ont engagé en ce sens des actions de communication renforcées, selon cette même enquête.

