Autre constat fait par l’AdCF : la modification des périmètres a modifié la donne sur l’éternel conflit entre urbain et rural. En s’aggrandissant, de très nombreuses intercommunalités regroupent ainsi désormais communes urbaines et rurales. L’exemple type étant la communauté urbaine de Reims, communauté très dense au départ, elle comprend aujourd’hui un large territoire rural après l’intégration de huit communautés de communes rurales. Majoritaire en nombre il y a encore peu, les communautés de communes rurales ne représentent plus aujourd’hui qu’un quart de l’ensemble des intercommunalités.
L’élargissement des périmètres et le nombre de communes regroupées a aussi eu une incidence sur l’installation des nouveaux exécutifs communautaires, qui a donné lieu pour la première fois dans certains cas « à de véritables campagnes électorales et à une concurrence inédite pour les présidences des nouvelles intercommunalités », a indiqué hier l’AdCF. Autre conséquence : de nombreux élus qui s’étaient énormèment investis pour leur commune n’ont pas pu garder leur fauteuil à l’intercommunalité, la majorité des communes ne bénéficiant que d’un représentant y envoyant leur maire. « Cela a généré de l’amertume », a souligné Charles-Eric Lemaignen.
Cette nouvelle carte intercommunale sera aussi au centre des débats de la prochaine rencontre des présidents des intercommunalités que l’AMF organise le 15 février prochain à Paris dans ses locaux.
Consulter le programme de la rencontre du 15 février.

