La Confédération générale des PME (CGPME) rappelle, dans un communiqué, « son opposition à l'intégration même partielle de la valeur ajoutée dans une réforme de la taxe professionnelle », pour autant « très attendue à « l'heure où les différents gouvernements tentent vainement de soutenir une politique de baisse du chômage - qui continue aujourd'hui à atteindre près de 10% de la population active.»
En effet, ajoute le syndicat patronal, « une assiette fondée sur la valeur ajoutée aurait pour conséquence des augmentations considérables d'impôts. Réintégrer la part des salaires dans la taxe professionnelle constituerait un frein à la politique d'embauche des entreprises. »
Cette réforme « pénaliserait de manière significative les secteurs du commerce et des services. Après la désindustrialisation, les pouvoirs publics privilégient ainsi la détertiarisation.»
La CGPME « considère que la première priorité est liée à la maîtrise des finances locales. »
Elle se dit « très vigilante à la suite qui sera donnée aux travaux de la Commission Fouquet. Elle compte demander à ses structures adhérentes de bien vouloir saisir les élus locaux des risques que comporterait une réforme réalisée à charges constantes. »
La confédération « rappelle la nécessité absolue d'obtenir une baisse de la pression fiscale qui pèse lourdement sur les entreprises. »

