Naturellement, les professionnels du tourisme – et notamment les grandes chaînes hôtelières – sont sur la même longueur d’onde : ainsi le patron du groupe Accor a-t-il dénoncé samedi des mesures « iniques, insupportables et dangereuses », estimant que « la relation de confiance avec le gouvernement » serait « rompue ». C’est en particulier la hausse de 2 € des nuitées franciliennes qui provoque la colère des professionnels, qui n’hésitent pas à parler de « racket », comme le fait Alliance 46.2, un groupement d’entreprises réunissant entre autres Accor, Aéroports de Paris ou Euro Disney.
On peut néanmoins s’étonner de la réaction des professionnels, dans la mesure où l’augmentation de la taxe hôtelière était une option prévue de longue date par les pouvoirs publics : rappelons que le 6 mars 2013, en rendant ses arbitrages sur le Grand Paris express, le Premier ministre d’alors Jean-Marc Ayrault avait déjà expliqué que le financement de ce réseau de transport serait en partie assuré par « une taxe additionnelle à la taxe de séjour » (lire Maire info du 7 mars 2013), pour un produit de 120 à 150 millions d’euros par an. Il ne s’agit donc pas tout à fait, au moins en Ile-de-France, de la « mauvaise surprise » totalement inattendue dont se plaignent les professionnels.

