La secrétaire d’Etat aux Collectivités territoriales revient aussi sur les efforts demandés aux collectivités pour redresser les finances publiques. « La contribution au redressement des finances publiques a représenté moins de 2 % des recettes des communes et intercommunalités, sensiblement moins, au global que la progression des recettes de fiscalité locale », affirme-t-elle à Localtis. « La situation de nos finances publiques ne permettait pas d’attendre pour faire les choix difficiles. Ils ont été faits et ces efforts ont payé, poursuit-elle. Les collectivités retrouvent des marges de manoeuvre et il a été possible, via le retour attendu du déficit sous la barre des 3 % du PIB, de réduire la contribution au redressement des finances publiques du bloc communal ».
Estelle Grelier estime par ailleurs que « la réforme de la DGF a déjà commencé » avec la réforme dès cette année de la dotation de solidarité urbaine (DSU), « une réforme d’ampleur permettant un meilleur ciblage de cette dotation », « une rénovation de ses critères d’attribution et des modalités de répartition de sa progression annuelle ». La réforme d’ensemble de la DGF reste bien sûr « indispensable » aux yeux de la secrétaire d’Etat qui rappelle que « la répartition actuelle de la DGF est particulièrement injuste » car « elle est fonction des ressources passées et non des charges actuelles ». « Le modèle de la dotation d’intercommunalité ne joue plus son rôle d’incitation à l’intégration intercommunale et doit donc être réformé ». « Il faut en finir avec des ressources calculées en fonction de la nature juridique pour tenir compte de la richesse et du niveau d’intégration », ajoute Estelle Grelier.
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