Selon lObservatoire des finances et de la fiscalité des villes moyennes (1) - les comptes administratifs 2003 -, les recettes de fonctionnement (1 248 euros par habitant) des villes moyennes sont en léger recul en 2003 (-0,4 %). L évolution des dépenses de fonctionnement (1 076 euros par habitant) constatée dans les villes moyennes est en retrait (-1,2 %), grâce aux limitations apportées dans certains postes de dépenses et, plus généralement, de larrivée à maturité du fait intercommunal.
Lévolution de la fiscalité directe en 2003 est relativement proche des années passées (+1,6 % par rapport à 2002). Les dotations forfaitaire et de solidarité urbaine versées par lÉtat enregistrent pour leur part une hausse plus modérée (+1,1 %) en 2003.
Lépargne brute ou capacité dautofinancement connaît une progression toujours significative en 2003 (+5,3 %) après celle, plus marquée, de 2002 (+11 %). Cette évolution est la conséquence dune limitation accrue des dépenses par rapport à l évolution des recettes de fonctionnement.
Après deux années consacrées à la préparation des projets, linvestissement des villes moyennes entre dans une phase active de réalisation, conforme au cycle de gestion communal.
Après le recul enregistré en 2002 (-13,1 %), les dépenses dinvestissement hors dette des villes moyennes progressent significativement en 2003 (+6,4 %).
Enfin, lannée 2003 est de nouveau marquée par "lengagement des villes moyennes dans un processus de désendettement". Lencours de dette diminue en effet de -3,5 %, pour un montant de 1 069 euros par habitant.
(1) Lexploitation de ces premiers indicateurs financiers a été effectuée auprès dun échantillon de 124 villes moyennes.

