Commentant leur contribution adressée au Comité des régions dans le cadre de la consultation quil a lancée sur la stratégie de Lisbonne après 2010, les associations délus locaux membres de la Maison européenne des pouvoirs locaux français (MEPLF)(1) estiment quil «apparaît aujourdhui évident que la stratégie de Lisbonne, adoptée en 2000 et visant à faire, en dix ans, de lUnion européenne la zone la plus compétitive du monde dans le cadre dun développement durable, natteindra pas ses objectifs.» Les associations se disent «cependant convaincues de son intérêt et de lutilité dagir à un niveau européen.»
Les associations membres de la MEPLF plaident ainsi pour «une stratégie globale et intégrée avec une dimension territoriale renforcée, rappelant le rôle fondamental joué par les collectivités territoriales dans de nombreux domaines essentiels à la réussite de la stratégie (développement économique, cohésion sociale, lutte contre le changement climatique, etc.).»
Dans le «contexte actuel de crise, écrivent-elles, elles demandent également la création dun volet social et dun volet environnemental au sein de la future stratégie. Elles estiment que ce rééquilibrage des priorités devra se refléter dans le futur budget communautaire.»
La MEPLF plaide par ailleurs pour une «meilleure gouvernance associant lensemble des niveaux de collectivités à tous les stades de la future stratégie (de sa conception jusquà son évaluation, en passant par sa mise en oeuvre).»
Les associations restent «vigilantes sur les travaux du gouvernement français dans ce domaine puisque, lors du Comité interministériel sur lEurope du 6 mai 2009, le Premier ministre a annoncé que la France ferait prochainement des propositions concrètes à ses partenaires européens concernant lavenir de la Stratégie de Lisbonne.»
(1) AMF, ADF, AMGVF, FMVM, APVF.
Pour accéder à la contribution de la MEPLF, voir lien ci-dessous.

