La première réunion du débat sur la transition énergétique reportée
Ce débat national, avant même son démarrage, a déjà suscité de nombreuses polémiques. La semaine dernière, plusieurs associations de défense de l’environnement ont remis en cause leur participation à ce débat, étant en désaccord avec la composition de son Comité de pilotage. Greenpeace, France Nature Environnement ou les Amis de la Terre dénoncent en effet la présence au comité de pilotage d’Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva, ou de Pascal Colombani, ancien administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique.
L’association Amorce, qui regroupe de nombreuses collectivités, s’interroge quant à elle sur « les conditions de réussite du débat au regard d’un comité de pilotage qui n’est ni véritablement un comité de sages indépendants, ni encore moins un comité représentatif des différentes dimensions du débat ».
Début novembre, cinq associations représentatives d’élus locaux (ARF, AMF, AMGVF, ADCF et ACUF) ont adressé à la ministre de l’Écologie une proposition de « note méthodologique » demandant « une forte implication des collectivités locales » dans la gouvernance du débat. La note préconise la création de « conférences régionales de l’énergie » et l’organisation de « débats citoyens » régionaux.
Au congrès de l’AMF, un atelier sera consacré à la question de la transition énergétique et à la place des collectivités dans celle-ci, jeudi 22, à 9h30, en présence de la ministre de l’Écologie, Delphine Batho.
Télécharger la note méthodologique des associations d’élus.

