L'expérimentation parie sur « l'activation des dépenses passives ». Cela passe par la mise en commun de ce que « coûte » un chômeur de longue durée (RSA, autres allocations, etc.). Ce pot commun doit ensuite servir à financer les emplois imaginés sur les territoires pour répondre à des besoins.
Une dizaine de départements contribuent déjà à l'expérimentation. C'est au tour des régions d'être sollicitées pour commencer à mettre également des billes, au titre de la formation et du développement économique. Les communes ou groupements de communes investissent elles « déjà du temps, des locaux », relève Patrick Valentin, ce sont elles « qui sont à la manœuvre dans les comités locaux, très actifs, qui animent le dispositif localement ». Une trentaine d'autres territoires avaient postulé l'an dernier pour en faire partie. Ce sont en majorité ceux là qui sont aujourd'hui mobilisés pour cette journée de « grève du chômage » : une façon pour eux de maintenir la mobilisation dans l'attente de la généralisation du dispositif si l'évaluation prévue d'ici quatre ans valide l'idée. Une carte interactive permet de repérer l'ensemble des territoires engagés.
Les emplois créés jusqu'à présent sont en majorité des CDI et les activités « très diverses ». Beaucoup tournent autour de l'entretien (d'espaces publics ou privés), des services à la personne (mobilité, etc.). Bref, « des emplois qui prennent soin et apportent un mieux être à la société », résume Patrick Valentin. La diminution des emplois aidés donne, bien sûr, un autre écho à ce type d'expérimentation.
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