Sur un an, 268 800 créations nettes d’emplois ont été recensées en France. C’est ce que révèlent les chiffres publiés par l’Insee, ce matin, qui indique que l’emploi salarié a augmenté de 0,3 % au dernier trimestre 2017, soit 72 700 postes supplémentaires.
Mais si l’emploi salarié a augmenté de 82 300 postes dans le privé sur cette période, il diminue de 9 600 dans la fonction publique, du fait notamment de « la baisse des contrats aidés ». Durant l’année 2017, le nombre d’emplois créés s’élève à 277 700 tandis qu’il a reculé de 8 900 dans la fonction publique.
Même l’industrie a vu ses effectifs progresser de 6 400 postes au dernier trimestre, ce qui constitue « une première hausse depuis 2001 », rappelle l’Insee. Alors que le bâtiment a gagné 30 100 postes et que les services marchands ont enregistré 225 700 créations nettes de postes sur l’année.
« C'est la plus forte hausse depuis 10 ans », a commenté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à l'occasion du point trimestriel sur le marché du travail. « On peut considérer que c'est une dynamique forte, extrêmement encourageante », a-t-elle souligné, relevant le dynamisme du secteur de la construction mais aussi celui de l'emploi industriel.
« La France a amorcé la décrue du chômage de masse », a dit la ministre, estimant que « nul n'est inemployable ». « Je ne sais pas où est le niveau du chômage structurel mais je suis sûre qu'il n'est pas au niveau »  du taux de chômage actuel, a-t-elle ajouté en reconnaissant toutefois « une sorte de polarisation »  entre les CDI et l'emploi plus précaire comme l'intérim.
Mais la santé économique de la France a beau s’améliorer, elle n’est pas partagée par tous et la fracture territoriale peine à se réduire. La ministre s’est inquiétée de cette situation et s'est dite « frappée »  par « l'ampleur et la durée »  des disparités territoriales, avec des écarts de taux de chômage allant du « simple au triple »  en France. Le Nord, le pourtour méditerranéen et la Seine-Saint-Denis connaissent les taux de chômage les plus élevés, « une résistance structurelle sur laquelle il va falloir travailler en profondeur », a-t-elle précisé.
La ministre a également fait état des « difficultés de recrutement »  rencontrées par des entreprises.
A.W. (avec AFP)

Consulter les chiffres de l’Insee.