Rythmes scolaires : Vincent Peillon annonce l'installation d'un comité de suivi
Lors de cet entretien, Vincent Peillon a expliqué que cette réforme était « difficile » et il a reconnu que cela posait « parfois » problème aux professeurs « d'organiser ces projets éducatifs de territoire dans lesquels chacun doit construire en réalité son temps scolaire et son temps » de loisirs. « Il faut voir ce qui est bon, là où il y a des interrogations, ce que l'on peut mutualiser comme expérience, ceux qui ont besoin d'aide. Les petites communes nous disent beaucoup que c'est quand même compliqué » et qu’elles vont « avoir le problème des animateurs. Tout cela, je le reconnais », a-t-il ajouté.
Le ministre a aussi fait valoir qu'il ne s'agissait pas de mettre en place une « école à la carte ». Vincent Peillon a expliqué que le « cadre » était de garder « le même nombre d'heures », tout en permettant à « chacun sur le terrain d’adapter en fonction d'abord des demandes des uns et des autres, mais surtout des moyens dont il dispose pour faire ces activités périscolaires, c'est-à-dire les activités culturelles, les activités sportives ». « Il faut donc à la fois avoir des animateurs, mais avoir aussi des lieux pour le faire », a-t-il déclaré.
Plusieurs grandes villes n’ont pas attendu la date butoir du 31 mars pour faire connaître leur décision d’appliquer la réforme ou pas dès la rentrée 2013. Ainsi, Paris, Nantes, Rennes, Angers, Grenoble, Dijon, Brest, Clermond-Ferrand, Limoges et Tours appliqueront la réforme des rythmes scolaires dès 2013 alors que les villes de Lille, Lyon, Montpellier, Marseille, Nice, Bordeaux, Le Havre, Toulon ou encore Amiens le feront en 2014.

