En 2016, les implantations et les extensions portées par les entreprises étrangères ont ainsi apporté 779 projets, soit plus de 30 % par rapport à 2015, et ajouté près de 17 000 emplois dans l’Hexagone, soit une hausse de 24 % en un an. Des résultats « encourageants », selon le cabinet, qui montrent que « le pays a maintenant les cartes en main et peut se redresser après la période de stagnation observée depuis une décennie ». Cette évolution est liée à la fois à la bonne dynamique des investissements en Europe (+ 15 %) ainsi qu’au fléchissement du Royaume-Uni.
En nombre de projets d’investissement, la France reste toutefois derrière le Royaume-Uni (1144 projets) et l’Allemagne (1063) mais conserve sa troisième place européenne avec l’avantage d’avoir la dynamique de la croissance pour elle (+30 %) : les Britanniques et les Allemands ne progressant respectivement que de 7 % et 12 %.
Dans ce baromètre, le cabinet reconnaît que « le potentiel de la France est considérable ». Si les implantations industrielles sont de taille modeste (27 emplois par projet), elles se localisent à 72 % hors des métropoles et des grandes agglomérations. La répartition des 212 projets industriels a été ainsi la plus forte dans les territoires ruraux et péri-urbains, en 2016, en en concentrant près de la moitié. Les projets industriels se sont implantés pour 12 % (avec 25 projets) d’entre eux dans les métropoles, pour 19 % (41 projets) dans les grandes villes, pour 24 % (50 projets) dans les villes moyennes et pour 45 % dans les territoires ruraux et péri-urbains (96 projets).

Reste que les investisseurs se disent globalement satisfait de la France en 2017. Notamment, 58 % d’entre eux pensent que la politique mise en œuvre pour encourager la création de start-up est efficace (+14 points par rapport à 2016) et reconnaissent à la France un potentiel important lié à l’économie digitale (36 % la placent en première position, soit +11 % par rapport à 2016). De plus, 41 % des décideurs estiment que la politique de promotion de la France est « efficace ».
Selon Ernst & Young, pour 55 % des décideurs internationaux interrogés, l’amélioration de la compétitivité fiscale de la France est la réforme qui pourrait le « plus jouer en faveur de la France ». Suivent ensuite la simplification administrative pour les entreprises (46 %) et la réforme du droit du travail vers plus de flexibilité (39 %).
Consulter le Baromètre de l’attractivité de la France 2017.

