Travail du dimanche : vers un changement de cap du gouvernement ?
Rappelons qu’après de multiples passes d’armes, notamment dans le secteur du bricolage, entre grandes enseignes et syndicats, le gouvernement a autorisé l’ouverture dominicale dans ce secteur jusqu’au 1er juillet 2015. Ce décret avait d’abord été suspendu par le Conseil d’État, avant d’être rétabli le 8 mars dernier. Entretemps, le rapport commandé à l’ancien patron de La Poste, Jean-Claude Bailly, avait recommandé un certain nombre de solutions, dont l’augmentation du nombre de « dimanches du maire », la suppression des Puce (périmètres d’usage commercial exceptionnel) et la création de nouveaux « périmètres d’animation concertés commerciaux ». Le gouvernement a promis qu’un nouveau projet de loi verrait le jour avant la fin de l’année 2014.
La position du ministre des Affaires étrangères s’appuie sur la volonté de développer le tourisme : « Il y a une certitude », a-t-il affirmé hier sur RTL, « c'est que le touriste qui vient le dimanche et trouve un magasin qui est fermé, il ne revient pas le jeudi. (…) Pour les touristes, il faut qu'il y ait une ouverture, compensée bien sûr pour les salariés. »
Laurent Fabius a fait preuve dans ses propos de beaucoup de volontarisme, ce qui laisse à penser que la décision est prise : « Il faut modifier un certain nombre de dispositions, j’y suis favorable, je vais m’en occuper ».
Le même jour, un sondage OpinionWay indiquait que 33 % des salariés seulement se diraient prêts à travailler le dimanche, et encore, « occasionnellement » et à condition d’être payés double.

