Tokia Saïfi, secrétaire d'Etat au Développement durable, installera ce jeudi la nouvelle Commission nationale de débat public (CNDP). L'information et la participation de la société civile à la décision « sont en effet au coeur de la démarche du développement durable », précise un communiqué de la secrétaire d’Etat. Créée par la loi de 1995 relative à la protection de l'environnement (dite loi « Barnier »), la CNDP était chargée d'associer, de manière facultative, les acteurs intéressés de la société civile sur les grands projets nationaux d'infrastructures. Elle a été réformée par la loi de février 2002 relative à la démocratie de proximité. Dans une communication au Conseil des ministres, le 23 octobre dernier, Tokia Saïfi a « exprimé sa volonté de renforcer et d'étendre la participation de la population au processus d'élaboration des projets d'aménagement et d'équipement et de traduire en action la politique de développement durable. » Erigée en autorité administrative indépendante, la CNDP sera compétente sur des projets plus nombreux ; la saisine sera obligatoire dans certains cas et ouverte aux collectivités locales et aux associations ; les compte-rendus des débats seront rendus publics. Composée de 21 membres nommés pour 5 ans (élus, magistrats, personnes qualifiées, représentants du milieu associatif, de consommateurs et d'usagers), la CNDP sera présidée par Yves Mansillon et deux vice-présidents, Georges Mercadal et Philippe Marzolf. La mise en place de la nouvelle CNDP avec une première séance de travail dès ce jeudi 7 novembre va permettre de poursuivre le débat sur certains dossiers restés en attente : l'aéroport Notre-Dame-des-Landes en Loire Atlantique, le barrage de Charlas en Haute-Garonne, la ligne à très haute tension entre Lyon et Chambéry, etc.