Bilan en demi-teinte pour le recyclage en 2012
Entre 2007 et 2012, ce sont 100 000 tonnes d’emballages ménagers en moins qui ont été mis sur le marché, grâce à une « forte implication » des entreprises, note Éco-emballage. C’est ce chiffre qui correspond aux objectifs fixés lors du Grenelle de l’environnement. Le secteur des boissons représente, à lui seul, 77% des efforts de réduction menés par les entreprises. Notons toutefois qu’il n’est pas simple de savoir ce qui est réellement dû à l’engagement des entreprises… et ce qui relève des conséquences de la crise et de la baisse des ventes des entreprises.
Côté recyclage des emballages ménagers, le bilan est plus mitigé : le taux de recyclage « ne progresse plus que de 1% par an » (contre 3 à 4% ces dernières années), souligne Éco-emballage, qui note que, dans le même temps, les soutiens aux collectivités locales ont fortement augmenté (+34% entre 2010 et 2012), atteignant aujourd’hui 549 millions d’euros, avec l'application du nouveau barème E.
Éco-emballage remarque également que le coût de la collecte sélective est très « disparate » d’un bout à l’autre du pays, et reste globalement « élevé » : il varie de 44 à 163 €/t pour le verre, et de 300 à 690 €/t pour les emballages légers – cette diversité des coûts reflétant la diversité des situations géographiques et techniques.
L’organisme juge donc indispensable de développer le recyclage des emballages plastique et de booster « le tri dans les villes » - ce qui constituera ses « deux grands axes d’action » pour la période à venir. Concernant le recyclage du plastique, Éco-emballage constate que seulement 22% de la quantité d’emballages plastique mise sur le marché sont recyclés (seuls les bouteilles et les flacons sont collectés par les habitants). Pour développer ce taux, Éco-emballage a lancé une expérimentation dans 51 collectivités, de façon à « identifier les enjeux mais aussi les difficultés ». Le premier bilan de cette expérimentation reste encore « inférieur aux attentes », et Éco-emballage estime que « l’organisation du tri doit être profondément revue », avec à la clé de nécessaires investissements pour moderniser les centres de tri.
Concernant le tri en ville, Éco-emballage remarque que les urbains trient nettement moins que les ruraux (30 kg de déchets/an/habitant contre 54 kg dans le monde rural). Pour améliorer le « geste de tri en ville », Éco-emballage entend donc « renforcer son action dans les territoires et mener des actions spécifiques dans les grandes villes ».

