Ouragan Maria : état de catastrophe naturelle élargi pour 15 communes de Guadeloupe
Ces communes avaient déjà fait l'objet d'une reconnaissance d'état de catastrophe naturelle par un arrêté du 24 septembre, mais celui-ci ne concernait que les dommages causés par les inondations et coulées de boue et les inondations par choc mécanique des vagues. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait assuré que cette première liste serait « révisée » après la colère des élus de Guadeloupe, qui avaient jugé le périmètre retenu par le gouvernement trop restrictif.
Ce nouvel arrêté ajoute la reconnaissance des dégâts causés par les vents cycloniques, dont ne bénéficiaient que deux communes jusqu'à présent.
Les communes concernées par ce nouvel arrêté sont Baillif, Basse-Terre, Bouillante, Capesterre-Belle-Eau, Gourbeyre, Deshaies, Goyave, Lamentin, Petit-Bourg, Pointe-Noire, Saint-Claude, Sainte-Rose, Trois-Rivières, Vieux-Fort et Vieux-Habitants. La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle permet aux habitants des communes concernées d'être indemnisés au titre de cette garantie dans les limites et conditions des contrats d'assurance souscrits.
Maria et ses vents de 260 km/h, qui ont fait deux morts et de très nombreux dégâts matiériels, ont notamment ravagé 100 % des bananeraies de Guadeloupe, principale culture d'exportation de l'île (lire Maire info du 19 septembre). L'arrêté de catastrophe naturelle va permettre aux salariés de la filière de bénéficier du chômage technique, et aux producteurs de continuer à percevoir des aides européennes.
Télécharger l’arrêté.

