« Demi-part des veuves » : les communes pénalisées
Cette situation est apparemment la conséquence d’un nouveau dispositif d’exonération d’impôts locaux pour les ménages modestes, dispositif dit « demi-part des veuves ». Les communes et EPCI, dénonce l’AMF, se retrouvent aujourd’hui « contraintes d’assumer le coût de mesures qu’elles n’ont ni décidées ni anticipées ». Pire, « ces différents revirements ont empêché les services fiscaux d’effectuer l’estimation précise et prudente habituellement transmise aux élus pour bâtir leurs budgets primitifs ».
L’AMF ne discute naturellement pas « l’intérêt de soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus défavorisés par le biais d’exonérations », mais elle « refuse que les communes en assument seules la charge financière ». Elle fustige « les revirements de la politique fiscale de l’État et son incapacité à fournir aux collectivités des informations fiables pour équilibrer leurs budgets ».
L’association appelle donc le gouvernement et le Parlement à élaborer, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, « un correctif à cette anomalie touchant de nombreuses communes, au premier titre desquelles celles comptant une population modeste ».

