Édition du jeudi 16 décembre 2010


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Selon le dernier rapport de l'Observatoire national des zones sensibles (Onzus), le chômage touche plus d'un jeune sur trois dans les zones urbaines sensibles

Une étude de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (ZUS), qui doit être remise au ministre de la Ville et qui a été rendue publique mercredi par "Le Monde", souligne l'ampleur de la fracture sociale entre ces quartiers défavorisés et le reste du pays. Le taux de chômage des jeunes s'est aggravé en 2009 dans les quartiers pauvres, touchant plus d'un jeune sur trois. Dans ces ZUS - les 751 quartiers retenus par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la Ville -, le taux de chômage s'est établi en 2009 à 18,6%, contre 16,9% en 2008. Il dépasse ainsi le taux de 17,2% enregistré en 2003 au moment de la mise en place de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dont l'objectif était de réduire significativement les inégalités en banlieue sur une période de cinq ans. Le chômage a notamment progressé chez les jeunes: 43% des actifs et 37% des actives sont sans emploi. Le taux était de 41,7% chez les jeunes hommes et de 29,6% chez les jeunes femmes en 2008. De plus, désormais, les diplômés sont autant touchés par le chômage, «alors que jusque-là le diplôme les protégeait», souligne le rapport. Conséquence: ces quartiers concentrent deux fois plus d'allocataires des minimas sociaux, deux fois plus de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et trois fois plus de bénéficiaires de la couverture maladie universelle que dans le reste du territoire. Une situation qui se détériore sous l'effet des mouvements de population. «Chaque année, 7% des habitants quittent le quartier et sont remplacés par de nouveaux habitants, généralement en situation de précarité accrue par rapport aux partants», observe dans "Le Monde" la présidente de l'observatoire, Bernadette Malgorn. Autre signe alarmant: l'accroissement des familles monoparentales où les pères sont absents au moment de l'adolescence. Le taux est de 25% dans les quartiers des grandes agglomérations (Paris, Marseille...), contre 15,8% en dehors des ZUS. Le document cité par "Le Monde" signale également une hausse significative des faits de délinquance, en particulier les incendies volontaires de voitures et de poubelles. Une lueur d'espoir dans ce sombre tableau: en matière de réussite scolaire, l'écart tend à se réduire légèrement, même si les taux restent encore inférieurs à la moyenne nationale. (Avec AFP) Pour accéder aux précédents rapports de l'ONZUS, utiliser le lien ci-dessous.
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