Édition du jeudi 20 janvier 2011


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L'INSEE présente un nouveau portrait de la France urbaine et du maillage du territoire

Dans une étude présentée lors du lancement du recensement annuel de la population, l’INSEE affine la présentation de la France urbaine. Avant 1999, l’INSEE a défini la notion d’aire urbaine qui a notamment été reprise lors des débats sur la création des communautés d’agglomération dans la loi relative à la simplification et au renfoncement de la coopération intercommunale (dite loi «Chevènement») de juillet 1999. Une aire urbaine, au sens de l’INSEE, «est un ensemble de communes d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain et par des communes rurales ou unités urbaines, dont au moins 40% de la population résidante ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. Le zonage en aires urbaines est basé sur les données du recensement de la population de 1999». Si le territoire de la France métropolitaine est composé de 354 aires urbaines, l’analyse conduite aujourd’hui s’intéresse aux plus grandes d’entre elles, à savoir celles qui concentrent la population, plus encore les emplois et davantage encore les "cadres des fonctions métropolitaines" (CFM). Ces CFM correspondent «aux cadres et chefs d’entreprise de plus de dix salariés des cinq fonctions métropolitaines». Selon les auteurs de l’étude, «la dynamique économique d’une ville est fortement liée à l’effectif de sa population, à son nombre d’emplois et, plus particulièrement, au nombre d’emplois de cadres des fonctions métropolitaines». La prise en compte de ces trois paramètres via une loi que l’INSEE nomme «rang-taille» qui considère «la relation entre la taille de la ville (pour chacune des trois variables) et son rang de classement», permet de distinguer 41 aires importantes. Ces 41 aires, qui regroupent 70% de la population et de l’emploi des villes, 77% des emplois des fonctions métropolitaines et 85% des emplois de cadres des fonctions, reflètent «les zones d’influence nationale et régionale du territoire». Parmi ces 41 aires, 12 sont qualifiées d’aires métropolitaines: Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes, Strasbourg, Rennes, Grenoble et Montpellier. Elles accueillent chacune plus de 500.000 habitants et 20.000 cadres des fonctions métropolitaines. L’étude indique que «les aires métropolitaines sont localisées sur les contours du territoire, les grandes aires dans le bassin parisien ou à proximité des aires métropolitaines». Elles regroupent «les emplois à fort potentiel de développement économique et à contenu décisionnel élevé». Ces villes entretiennent entre elles des relations mesurées par les déplacements domicile-travail des actifs. Outre la position centrale et particulière de Paris, ces aires urbaines sont liées entre elles sous des formes variables: relations bipolaires ou multipolaires. Les actifs qui se déplacent entre ces aires pour rejoindre leur lieu de travail sont principalement des cadres occupant des emplois des fonctions logistiques ou liées au commerce inter-entreprises. Ils ont plus fréquemment que les autres changé d’aire de résidence au cours des cinq dernières années. Pour accéder à l’étude l’INSEE, utiliser le lien ci-dessous.
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