Édition du jeudi 21 juin 2001


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"La décentralisation doit entrer réellement dans les faits et les services de l'Etat doivent plutôt vérifier ce qui est fait plutôt que de donner les autorisations", souhaite Michel Delebarre, le président de l'Union nationale des HLM

Un an après l'annulation du Congrès annuel des HLM pour cause d'inondations, Toulouse accueille l'édition 2001 de la manifestation. Inauguré par la secrétaire d'Etat au Logement, Marie-Noëlle Lienemann, le congrès aura pour préoccupation première de réfléchir au moyen de rapprocher les organismes HLM entre eux. Pendant trois jours, ce sont 292 offices, 324 sociétés anonymes et 153 coopératives qui vont plancher sur le sujet. Michel Delebarre, le président de l'Union nationale des HLM - qui regroupe à la fois les sociétés anonymes (SA), les coopératives et les offices -, a fait le point mardi matin sur ce grand rendez-vous. Avec 71 % de ses habitants vivant dans des logements sociaux gérés par environ 25 organismes HLM, Evry, première ville nouvelle construite en France, pourrait bien devenir le symbole de la démarche de renouveau du mouvement HLM français. En effet, de nombreuses critiques se font jour quant à l'incapacité de ces multiples intervenants à restructurer le paysage, faire face à la montée en puissance de l'insécurité et à la fuite des cadres. Sous l'impulsion de Jacques Berké, président de la Fédération des sociétés anonymes de HLM, un projet de regroupement du patrimoine est donc en cours. Sachant que le projet porte sur 4 000 à 5 000 logements, et que la "perte" est de 80 000 à 100 000 francs par unité, cela pourrait représenter une facture d'environ 500 millions de francs. "Nous travaillons sur ce dossier depuis plus d'un an. Il ne s'agit pas de faire une structure de défaisance, mais au contraire de se donner les moyens d'appliquer une véritable politique locale et de devenir l'interlocuteur de la collectivité", explique Jacques Berké. Pour lui, les HLM créés par l'Etat pour répondre à ses objectifs de construction devront devenir le partenaire des autorités locales, ce qui changera en profondeur leur mode de fonctionnement. Sans oublier que la loi Chevènement sur l'intercommunalité attribue aux communautés d'agglomération l'autorité du contrôle des politiques de logement. Plus nuancé, Michel Delebarre plaide pour une restructuration du mouvement et souhaite un regroupement des intervenants trop petits qui ne disposent ni de la taille ni du savoir-faire pour lancer de nouvelles opérations. "Certains présidents ont l'âge de leur patrimoine ", lance-t-il en guise de boutade tout en reconnaissant son incapacité à imposer le moindre regroupement aux organismes. "Je souhaite que la décentralisation entre réellement dans les faits et que les services de l'Etat aient plutôt pour mission de vérifier ce qui est fait plutôt que de donner les autorisations", ajoute Michel Delebarre en plaidant aussi pour un changement de nom du mouvement HLM. </scri
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