Loi-cadre sur les transports : les régions veulent des financements pour les trains métropolitains et la grande vitesse
Par AFP
Le fléchage des recettes des autoroutes vers les infrastructures de transport vieillissantes prévu par ce texte est « absolument nécessaire », a salué Carole Delga, présidente de la région Occitanie, qui s'est exprimée lundi après-midi au nom des 18 régions de France devant la commission Développement durable du Sénat.
« Mais ce fléchage devra aussi bénéficier aux Serm et aux nouveaux projets de LGV », a ajouté Carole Delga, lors d'une rencontre lundi soir avec quelques journalistes à Paris.
Pour les LGV, comme celle de Bordeaux-Toulouse, pour laquelle l'État est censé financer 40 % des 14 milliards de budget, Carole Delga estime qu'une partie des besoins pourraient être couverts par la réallocation des recettes autoroutières prévue par la loi.
« Une misère »
Pour les Serm, vastes projets d'aménagement destinés à développer et décarboner les mobilités régionales – annoncés en 2022 sous le nom de « RER métropolitains » par Emmanuel Macron –, les besoins de financement sont estimés à 35 milliards d'euros, a précisé Carole Delga.
Actuellement, les sommes prévues pour ces projets dans les contrats de plan Etat-région – « environ 1,5 milliard d'euros » – sont « une misère » par rapport aux besoins, a-t-elle déploré.
Les Serm illustrent la priorité donnée aux transports collectifs du quotidien. Ils prévoient le développement de nouvelles lignes, de prolongements, de raccordements de lignes entre elles, d'augmentations des cadences ou encore le développement de mobilités douces sur certains axes reliant métropoles et périphéries.
Vingt-six projets de Serm, portés par des villes et collectivités (Toulouse, Saint-Etienne, Rouen, Mulhouse-Bâle, Clermont-Ferrand, Chambéry, Toulon...) ont déjà été labellisés par le ministère des Transports.
Le projet de loi, qui prévoit notamment une nouvelle formule pour les concessions autoroutières, est un texte « incomplet », a relevé Carole Delga. L'association Régions de France va suggérer des amendements, a-t-elle indiqué.
Mais étant donné l'engorgement du calendrier parlementaire, Carole Delga doute de la possibilité de parvenir à une loi avant l'été. Elle l'espère « avant la fin du quinquennat ».
« Depuis la dissolution, on n'a plus de certitude sur rien, mais on essaie de faire avancer les choses pour que la France ne sombre pas dans l'immobilisme », a-t-elle déclaré, évoquant une « demande sociétale » et un « consensus politique » sur le besoin de transports publics.
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