Édition du mercredi 28 novembre 2018


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Le débat national sur la transition énergétique pourrait être organisé à un niveau infra-départemental

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a donné quelques indications, ce matin sur BFM-TV, pour décrypter les annonces faites par le président de la République hier (lire Maire info d’hier).
Rappelons qu’Emmanuel Macron a notamment annoncé qu’un débat national allait être organisé, « pendant trois mois », associant tous les acteurs, pour « trouver des solutions concrètes » afin de rendre la transition écologique plus acceptable pour les plus modestes.
Le chef de l’État n’a en revanche donné aucun détail sur l’organisation pratique de ce débat, précisant simplement qu’il se déroulerait sur les territoires. On a seulement appris, depuis, que ce serait Matignon qui serait en charge de son organisation.
Le Premier ministre a annoncé ce matin qu’il allait dès demain « commencer à consulter » sur ce sujet, pour décider « avec qui, quand, comment ». Il va donc recevoir « tous les corps intermédiaires », (associations d’élus, syndicats de salariés et patronaux, associations…) pour « déterminer une méthode de travail ». Seule certitude : ces débats auront bien lieu de façon décentralisée (« je n’ai pas envie d’une grand-messe à Paris », a précisé Édouard Philippe), et peut-être non pas au niveau départemental mais dans plusieurs villes de chaque département : « Ce sera peut-être un peu en-dessous du niveau départemental », a déclaré le Premier ministre, ajoutant : « Quand j’étais maire du Havre, pas grand-monde n’allait dans les réunions organisées à Rouen. »

Des idées venant du terrain
L’objectif de ces réunions sera de faire remonter les « idées » et les « propositions » des uns et des autres pour « accompagner » les citoyens dans les mesures liées à la transition écologique. Le Premier ministre a pris l’exemple de ses propres déclarations, il y a une dizaine de jours, sur la volonté gouvernementale de supprimer sous dix ans les chaudières au fioul (lire Maire info du 14 novembre). Expliquant qu’il avait pu être « mal compris » et qu’il ne s’est jamais agi « d’interdire » ce type de chaudières, le Premier ministre a expliqué qu’il était surtout essentiel de donner les moyens aux personnes concernées d’acquérir d’autres modes de chauffage, comme des pompes à chaleur. Or celles-ci sont « très chères à l’achat ». Au-delà la prime octroyée par le gouvernement (« qui pourra monter à 7 000 ou 8 000 euros »), il faut trouver des solutions pour « réduire le reste à charge », par exemple avec les banquiers, les associations ou les fabricants. C’est à cela que devront servir les réunions qui vont s’organiser : l’idée est de trouver des solutions qui viennent du terrain, « les idées que je trouve dans mon bureau n’étant pas forcément les plus efficaces ».
Dans le même entretien, le Premier ministre a confirmé que le gouvernement visait toujours la disparition « totale » de la taxe d’habitation à terme, mais en se montrant moins sûr de lui que sur le sujet précédent. Il a repris les propos du chef de l’État, la veille, qui avait expliqué que la seule solution pour baisser les impôts et les taxes était de « dépenser moins » et de réduire les dépenses de l’État. « Où est-ce qu’on prend l’argent ? Qu’est-ce que l’on supprime ? », a demandé le chef du gouvernement. « C’est compliqué », a-t-il conclu…
F.L.

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