Édition du jeudi 3 décembre 2015


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Prévention de la radicalisation : quel rôle pour les maires ?

L’AMF vient de mettre en ligne sur son site internet une note détaillant les différentes mesures du plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation violente et les filières territoristes. Au delà des actions envisagées sur le plan sécuritaire, ce plan contient un volet préventif et d’accompagnement des familles. C’est dans ce dernier cadre que les maires peuvent utillement agir, rappelle l’association. Les maires et les services municipaux sont ainsi invités à diffuser auprès de la population le numéro vert (0 800 005 696) de la plate-forme téléphonique du centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR) créée afin que les familles ou les proches d’une personne puissent signaler des signes de basculement dans la radicalisation.
L’AMF rappelle à ce sujet que le ministère de l’Intérieur met en ligne depuis fin novembre la liste des différents indicateurs de basculement qu’utilisent les écoutants de la plate-forme téléphonique du CNAPR pour identifier au mieux les situations de radicalisation. On apprend ainsi que « le processus de radicalisation ne peut être caractérisé que s’il repose sur un faisceau d’indicateurs » et « qu’un seul indice ne suffit pas pour caractériser l’existence d’un risque de radicalisation et que tous les indices n’ont pas la même valeur », indique le sécrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance (SG CIPD), auteur du document. Le SG CIPD rend également public un tableau de synthèse des indicateurs de basculement classant les différents indices en « signaux forts » et « signaux faibles » de basculement vers la radicalisation.
Dans sa note, l’AMF explique également la façon dont sont exploités les signalement recueillis, notamment localement, où la décision d’informer le maire revient au préfet après l’accord du procureur de la République.
Les maires sont aussi invités à collaborer « activement » aux cellules de suivi départementales sur la radicalisation, leur « connaissance de leur commune et de ses habitants » étant « de nature à apporter une complémentarité d’action et une cohérence d’ensemble dans le cadre de la prise en compte des situations individuelles sensibles », explique l’AMF dans sa note. L’association y demande enfin à ce que les maires et les présidents d’intercommunalité « soient plus étroitement associés » aux sessions de formation organisées par le SG CIPD.
L'AMF a mis cette question de la prévention de la radicalisation au cœur des travaux de la prochaine réunion de son groupe de travail sur la sécurité et la prévention de la délinquance, le 9 décembre prochain. 


Télécharger la note de l’AMF sur la prévention de la radicalisation.
Télécharger le référentiel des indicateurs de basculement dans la radicalisation.
Télécharger le tableau de synthèse des indicateurs de basculement.
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