Édition du Vendredi 1 février 2019


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Les élus ultramarins se préparent à une « rencontre de la dernière chance » avec le chef de l'État

« C’est le rendez-vous de la dernière chance » : tel est le sentiment dominant exprimé par les élus ultramarins à la veille de leur rencontre avec le chef de l’État, qui aura lieu aujourd'hui à partir de 15 heures, dans le cadre des échanges initiés par Emmanuel Macron avec les élus locaux parallèlement au Grand débat national.
Chômage des jeunes, pénurie de logement, dotations en baisse, incertitude sur l’avenir de la taxe d’habitation, investissement insuffisant dans les infrastructures… Invités hier après-midi par l’AMF à échanger sur les problématiques touchant leurs territoires, en présence de François Baroin, les élus ont égréné les nombreux problèmes auxquels ils sont confrontés, au-delà des deux « focus » thématiques que l’Elysée leur propose d’aborder ce vendredi 1er février (la vie chère et l’emploi).

« Urgence d'agir »
Emmanuel Macron aura fort à faire pour rassurer des élus ultramarins, unanimes pour affirmer qu’« il ne s’est rien passé depuis les Assises de l’Outre-mer ». Celles-ci se sont conclues par la remise, en juin 2018, d’un « livre bleu » au président de la République censé devenir la feuille de route du gouvernement pour l’Outre-mer et se traduire par la signature entre l’État et les collectivités ultramarines de « contrats de convergence et de transformation ». Une feuille de route qui tarde à se concrétiser selon les maires. « Nous avons fait 8 000 kilomètres pour rencontrer le chef de l’État, j’espère que nos constats et nos propositions seront entendues. Sinon, je crains un fort découragement de la population et une radicalisation », a souligné un élu de la Martinique. « Nos territoires ont des spécificités qui ne sont pas prises en compte ! Les deux-tiers des jeunes sont au chômage. Nous sommes en train de couler, il est urgent d’agir », a témoigné un élu de Mayotte. Un maire de Guadeloupe a rappelé « le rôle d’amortisseur social du maire qui pouvait par exemple proposer un emploi aidé à un jeune. Or c’est quasiment impossible car les nouveaux contrats sont beaucoup trop complexes ».
Le président de l’AMF a soutenu le souhait exprimé par les élus ultramarins d’une continuité territoriale entre la métropole et les outre-mer. « Il faut des mesures dérogatoires au droit commun pour ces territoires qui rencontrent des problèmes dont l’intensité comporte un facteur puissance 5 ou 6 par rapport à la métropole. Il ne s’agit pas de créer des niches fiscales, comme l’affirme Bercy mais de remplir un devoir de solidarité nationale. » François Baroin a assuré les élus qu’un volet Outre-mer figurera dans la contribution que l’AMF versera au grand débat dans les prochaines semaines, sur la base de la résolution générale de son 101e Congrès.
Xavier Brivet
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