Édition du lundi 14 septembre 2020


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Jean Castex lance le processus de recrutement des futurs « sous-préfets à la relance »

 

Alors que la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, avait annoncé, il y a deux semaines, la nomination prochaine de « sous-préfets à la relance » qui seront « sur le terrain, partout en France », Jean Castex vient concrétiser cette déclaration. 
Dans une circulaire adressée aux préfets et publiée ce matin, le Premier ministre a lancé officiellement le processus de recrutement de ces sous-préfets d’un genre particulier qui auront pour mission la « mise en œuvre territoriale » du plan de relance (lire Maire info du 4 juillet), et dont les postes sont destinés à « de jeunes hauts fonctionnaires ». Comme il l’avait affirmé, mi-juillet, dans sa déclaration de politique générale (lire Maire info du 17 juillet), il souhaite ainsi « réarmer [les] territoires ».

En poste « un à deux ans » à compter du 1er janvier 
Affectés « pour une durée d’un à deux ans », il est prévu par la circulaire qu’ils prennent leurs fonctions le 1er janvier 2021. Ils auront jusqu’au 13 novembre pour présenter leur candidature « directement auprès des administrations recruteuses ».
Une fois en poste, ils auront notamment pour mission de « lever, aux côtés de l’ensemble des partenaires locaux, les blocages qui empêchent la concrétisation » sur le terrain du plan de relance, selon les termes de la circulaire. « Nous, depuis Paris, on va avoir l'impression d'avoir mis 100 milliards [d'euros] sur la table, avait expliqué fin août Amélie de Montchalin. Mais certains, peut-être, vont nous dire, ça n'arrive pas chez moi. C'est contre ça qu'il faut qu'on agisse. » 

« Territoires à enjeux »
Dans ce cadre, Jean Castex demande aux préfets de lister les postes correspondant aux « besoins prioritaires de l’État au niveau territorial » et qui pourraient être labélisés « sous-préfets à la relance ». « Il peut s’agir de postes de sous-préfets existants mais également de postes nouvellement créés en vue de répondre à un besoin précis sur un territoire donné s’inscrivant dans la mise en œuvre du plan de relance », détaille-t-il.
Ces postes, explique le Premier ministre, devront « recouvrir des missions à forts enjeux et des projets complexes, en lien avec les chantiers de transformation lancés par le gouvernement, les conséquences de la crise sanitaire et la relance de l’économie ». Les sous-préfets à la relance seront ainsi nommés dans des « territoires à enjeux pour la mise en œuvre du plan de relance ». Ils agiront à l’échelle des régions, des départements et voire même, « dans certains cas qui le justifieraient », des arrondissements, indique Jean Castex.

Pas « une résurgence de l’État jacobin »
Évacuant les critiques qui ont suivi cette annonce, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques a réfuté, il y a quelques jours, dans un entretien au Point, l’idée selon laquelle le gouvernement voulait ajouter « une couche administrative de plus » ou organiser « une résurgence de l'État jacobin ». « Ce n'est pas depuis des bureaux à Paris, à coups de tableaux de bord, qu'on va exécuter le plan de relance. C'est sur le terrain, dans les territoires, là où les Français vivent, a-t-elle justifié. On a choisi d'envoyer des volontaires, jeunes hauts fonctionnaires actuellement en poste en juridiction, en inspection ou en ministère, qui, plutôt que d'être affectés à contrôler ou à créer de la norme supplémentaire, seront sur le terrain. » Ces « renforts » auront ainsi vocation à être des « chefs de projet à la relance », selon elle. 
Ces postes de sous-préfets seront, donc, comme le confirme la circulaire, destinés, « en premier lieu », aux cadres supérieurs « relevant actuellement du dispositif des missions prioritaires », c’est-à-dire « les élèves affectés, à la sortie de l’Ecole nationale d’administration, au Conseil d’État, à la Cour des comptes, à l’inspection générale des finances, à l’inspection générale des affaires sociales et à l’inspection générale de l’administration, ainsi que des cadres issus des corps techniques supérieurs recrutant par la voie de l’École polytechnique ». 
Les administrateurs civils et les membres des autres corps auxquels destine l'École nationale d'administration (de « ENA+2 » à « ENA+6 »), ainsi que les fonctionnaires de catégorie A appartenant à un corps ou cadre d’emplois de niveau comparable, pourront également candidater.


A.W.

Télécharger la circulaire.

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