Édition du mardi 20 septembre 2016


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Bernard Cazeneuve annonce une réforme « historique » des arrondissements

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé vendredi dernier à Fontenay-le-Comte (Vendée) une « réforme historique » destinée à réorganiser et « toiletter » les arrondissements en France, ces subdivisions des départements, dans le cadre de la modernisation des services de l'Etat.
« Le 16 février dernier, j'ai lancé, dans les territoires, une grande concertation au sujet de l'organisation des services de l'Etat de proximité », a déclaré le ministre, qui inaugurait une maison d'Etat dans cette localité. La France est divisée en 335 arrondissements, formés autour d'autant de préfectures ou sous-préfectures.
« Nos objectifs sont clairs », a rappelé Bernard Cazeneuve, qui souhaite « adapter les limites des arrondissements aux intercommunalités pour renforcer la cohérence des cadres d'intervention des pouvoirs publics », « jumeler, voire fusionner, certains arrondissements là où l'efficacité de l'action publique peut le justifier », « rénover les missions confiées aux sous-préfets et sous-préfectures » et faire également « émerger une vraie vision de l'implantation des services publics ».
Le ministre a ainsi annoncé une réforme des « limites des arrondissements dans 72 départements ». « Sur les 335 arrondissements que compte le pays, le nombre d'arrondissements mis en cohérence avec la carte intercommunale sera ainsi porté à 249, soit les trois-quarts », a-t-il précisé.
« Nous allons ainsi conduire, dans les mois qui viennent, un vaste toilettage de la carte des arrondissements », a-t-il promis afin d'aboutir « à des arrondissements mieux adaptés aux évolutions des bassins de vie et d'emploi, en cohérence avec la nouvelle carte intercommunale ».
« Si cette réforme est historique puisqu'elle n'a pas de précédent depuis la réforme Poincaré de 1926 », a-t-il ajouté, « elle ne se veut certainement pas une rupture radicale avec l'organisation de notre réseau ». « Elle n'est pas le grand soir des sous-préfectures, elle n'est pas une ablation du service public », mais un renforcement de « l’échelon départemental de l’Etat », a-t-il fait valoir.
Le gouvernement a engagé une vaste réforme des régions et de l'administration territoriale dans le cadre de la loi Notre qui prévoit de nombreuses évolutions dans le paysage administratif afin de « mutualiser les moyens ». Les maisons d'Etat, dont vingt-quatre ont déjà vu le jour, regroupent ainsi des personnels de plusieurs administrations. (AFP)
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