Édition du lundi 3 décembre 2018


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Plan pauvreté : début des conférences régionales visant à « identifier les chantiers prioritaires »

Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, entame un tour de France de 18 étapes. À partir d’aujourd’hui (en Auvergne-Rhône-Alpes) – et jusqu’au premier trimestre de l’année 2019 - il animera une série de conférences en présence des collectivités, services de l’État, associations et travailleurs sociaux. Avec en tête un triple objectif : « identifier les chantiers prioritaires d’action », « mettre en place des animateurs pour chacun des chantiers » et « mobiliser les différents acteurs dans chaque région ».
Olivier Noblecourt conditionne la réussite du plan pauvreté, présenté en septembre par Emmanuel Macron, à « l’implication forte des territoires ». Ce plan doit être « porté par l’ensemble des acteurs sociaux à partir des territoires » et ne doit pas être « la déclinaison par l’État d’un plan unilatéral », exigeait en octobre l’ancien président du centre communal d’action sociale de Grenoble (lire Maire info du 23 octobre).

15 chantiers à hiérarchiser
Au total, ce sont pas moins de 15 chantiers qui vont devoir être hiérarchisés au cours de ces conférences régionales : « développement de l’offre d'accueil du jeune enfant et de la mixité sociale », « plan de formation des professionnels de la petite enfance en lien avec l’Éducation nationale », « développement de l'offre pour la parentalité/centres sociaux », « accompagnement des familles, hébergement/logement, maraudes », « accès à l'alimentation », « santé : PMI, centres de santé, dispositifs médico-sociaux, etc », « réussite scolaire et pauvreté : territoires haute qualité éducative, expérimentations relative à la mixité sociale dans l’Éducation Nationale, santé scolaire, etc », « obligation de formation et déploiement des parcours contractualisés d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) et des points accueil écoute jeunes (PAEJ) », « sortants de l’aide sociale à l’enfance (ASE) », « parcours d’insertion, orientation, décloisonnement, accès aux solutions d’accompagnement et de formation », « offre d’accompagnement : garantie d’activité, insertion par l’activité économique, essaimage des expériences », « accès aux droits, accueils sociaux, data mining », « formation pour le travail social », « la participation », « engagement des entreprises ».
« En parallèle » à ces conférences régionales, l’État a contractualisé avec « l’ensemble des départements et collectivités », qui s’engagent sur « des résultats à atteindre ». Parmi lesquels : « garantir un accueil social et familial universel en généralisant le premier accueil social inconditionnel de proximité » ou encore « garantir à tous les enfants et à leur famille une écoute de la globalité de leurs besoins et préoccupations afin de leur proposer le plus tôt possible une orientation adaptée ». En 2019, l’ensemble des départements auront signé, selon le ministère des Solidarités et de la Santé.

5 millions de Français sous le seuil de pauvreté
Le manque de moyens pourrait toutefois freiner les ambitions louables de l’exécutif. Dans la foulée de la présentation du discours de présentation de la « Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté » (8 milliards sur quatre ans), Noam Leandri, président de l’Observatoire de la pauvreté, avait déploré que cette politique « ne se dote pas de moyens à la hauteur ». L'AMF s'était également exprimée, mi-septembre, pour déplorer le manque de moyens dont souffrait ce plan.
D’autant que sur le terrain, la situation s’aggrave. Selon le premier rapport de l’Observatoire publié en octobre, la pauvreté continue d’augmenter en France : le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 628 000 entre 2006 et 2016, passant de 4,4 millions à 5 millions (sur la base d’un seuil de pauvreté situé à la moitié du revenu médian, soit 855 euros par mois). Le taux de pauvreté est ainsi passé de 7,3 % à 8 % de l’ensemble de la population, avec une augmentation du nombre de ménages allocataires du RSA de 380 000, sur la même période (lire Maire info du 15 octobre).
L.G.
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