Édition du lundi 25 février 2019


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Les centres sociaux toujours plus proches des communes

Chaque année, l’observatoire national des centres sociaux, co-porté par la Cnaf et la FCSF (Fédération des centres sociaux et socioculturels de France), présente un panorama des centres sociaux, à partir de données renseignées par les centres sociaux et les espaces de vie sociale. L’édition synthétique 2018 vient de sortir, avec un zoom sur l’accueil et l’accompagnement des jeunes adultes au sein des 2237 centres sociaux répertoriés (agrées CAF en 2017).
Même si les chiffres sont loin de ceux d’un réseau comme celui des missions locales, spécialisé sur le public des 18-25 ans, l’action des centres sociaux, « à l’étape charnière entre adolescence et entrée dans l’âge adulte », « est aussi identifiée comme un rempart à l’isolement social ». Le nombre de jeunes accompagnés est estimé à 77 000. Mais plus de 10 000 jeunes entre 12 et 25 ans sont également bénévoles dans des activités ou instances des centres sociaux.
La lutte contre l’exclusion et l’isolement social reste un ferment des centres sociaux, qui inscrivent leurs actions en réaction aux besoins des territoires. L’accès aux droits et la lutte contre la fracture numérique ressortent comme des points forts. « En 2017, plus de 600 000 personnes ont bénéficié d’une information sur les droits dans les centres sociaux. 280 000 personnes ont été accompagnées pour un accès aux droits ».

Travail en réseau
La force des centres sociaux, c’est aussi le travail en réseau. Les premiers partenaires restent bien sûr la Caf et les collectivités locales. Neuf centres sociaux sur dix ont un partenariat avec leur commune de rattachement, et six sur dix ont des conventions multi-partenariales pour couvrir leur financement. La part des centres sociaux gérés sous statut associatif a augmenté légèrement, passant de 68 % à 70 %. Un gros quart (26%) est directement géré par une collectivité locale, 3 % en gestion Caf et 1 % en délégation de gestion fondation.
Leur couverture territoriale est « à l’image de la répartition de la population » résume l’enquête. Huit centres sur dix sont urbains – ce qui cache bien sûr des répartitions variables suivant les régions. C’est ce que l’enquête Senacs (Système d’échanges national des centres sociaux) permet d’explorer au travers des plaquettes dédiées aux régions.
Même si toutes ne sont pas encore disponibles, on y découvre que le ratio de 80/20 au niveau national tombe à 50/50 en région Auvergne-Rhône-Alpes par exemple. Dans cette région, 469 communes sont couvertes par l’un des 40 centres sociaux existant. Soit 36 villes, où la moitié des 40 centres sont implantés, dont deux en quartier prioritaire et six en territoire de veille. 339 communes sont irriguées par les 20 autres centres sociaux, dont 14 sont en zones de revitalisation rurale (ZRR).
Autre exemple en Bretagne : sur les 82 centres sociaux répertoriés, 62 sont « à dominante urbaine », dont 26 centrés sur une seule commune, 16 intervenant sur un quartier, 13 sur plusieurs et 7 sur un territoire intercommunal. En tout, 21 sont situés en territoire politique de la ville. C’est un axe de développement pour les années à venir au niveau national.
Le réseau compte, à l’échelle nationale, 47 527 salariés (28 809 ETP). Un centre social type emploie 26 salariés (13 ETP). Un nombre en décroissance depuis la première enquête, en 2015 (lire Maire info du 25 novembre 2015).
E.S.
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