Maire-info
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Édition du jeudi 15 juillet 2021
Social

« Quartiers d'été » : Nadia Hai veut « amener les vacances en bas des tours »

La participation de « 600 000 jeunes » à la première édition, en 2020, a convaincu la ministre déléguée chargée de la Ville, Nadia Hai, de reconduire l'opération « Quartiers d'été » cette année. Un budget de 50 millions d'euros lui a été affecté.

Par Ludovic Galtier

Un enfant sur quatre et une famille sur trois ne part pas en vacances chaque année dans les quartiers prioritaires (QPV). La ministre déléguée chargée de la Ville, Nadia Hai, propose, depuis l’été dernier aux habitants des 1514 QPV, l’opération « Quartiers d’été », « pour amener les vacances en bas des tours ». 600 000 jeunes, soit un jeune sur trois, ont participé en 2020 aux « activités proposées en pieds d’immeubles, au sein même des quartiers, ou en dehors ».

Le fonds « Quartiers d’été »  de 50 millions d’euros est destiné en priorité à soutenir des actions qui s’inscrivent dans les champs d’intervention suivants : « le sport »  ; « l’apprentissage »  ; « l’ouverture culturelle »  ; « la santé »  ; « l’insertion professionnelle ou l’acquisition de qualifications »  ; « le lien social »  ; « la prévention »  ; « le soutien à la parentalité »  ; « le respect de l’environnement ». 

Participation des femmes et des jeunes filles

« Grâce à la mobilisation conjointe des associations, des collectivités et des services déconcentrés de l’État », tout cela s’est concrétisé l’an passé par l’organisation de tournois de football inter-quartiers, la projection de films en plein air, des ateliers de secourisme et de prévention routière, des initiations au vélo, la découverte des métiers du tourisme, des micro-festivals, des ateliers mêlant mathématiques et cuisine ou des chantiers solidaires…

« Les "Quartiers d’été" doivent être aussi un moment de mixité, insiste la ministre. J’ai souhaité qu’une attention toute particulière soit portée à la participation des femmes et des jeunes filles aux activités, pour que celles-ci puissent se réapproprier l’espace public et aient accès à des activités pouvant créer un déclic personnel ou professionnel ».

Lutter contre le non-recours aux droits

L’événement est, enfin, un moyen de « lutter contre le non-recours aux droits »  dans les quartiers avec le déploiement, notamment sur les marchés, des bus France services qui « permettent de venir à la rencontre des habitants des quartiers pour effectuer des démarches de la vie courante, contacter un conseiller Pôle emploi ou remplir un formulaire en ligne ». 

En 2011, soulève le site Vie publique, une enquête sur le non-recours au revenu de solidarité active (RSA) révélait que 50 % des personnes potentiellement éligibles ne recourait pas à cette aide. « En 2018, le taux de non-recours aux aides sociales en matière de santé restait important : entre 32 % et 44 % pour la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et de 53 % à 67 % pour l’aide au paiement de la complémentaire santé (ACS). Concernant les aides à la famille, une étude de 2018 indique qu’entre 7,5 % et 8,2 % des allocataires ne recourent pas à leurs droits. » 

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