Édition du mercredi 11 mars 2015


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Ségolène Royal veut réduire la vulnérabilité des territoires aux catastrophes

Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, a présenté hier les grandes lignes de ce que l’État français va dire à la conférence de Sendaï, consacrée à la prévention des catastrophes naturelles, qui se tiendra au Japon du 14 au 18 mars. La ministre a annoncé en marge de cette communication qu’elle allait mettre en place des « exercices nocturnes d’alerte aux inondations » dans les communes françaises les plus exposées.
Ségolène Royal a expliqué que la politique de la France en matière de prévention s’organise autour de trois axes : « L’information préventive, la qualité des prévisions et de l’alerte, et la réduction de la vulnérabilité des territoires ». Elle a notamment salué les « progrès extraordinaires » qui ont été faits en matière de prévisions, entre les travaux de Météo-France et ceux du Schapi (service central d’hydrométéorologie et d’appui aux inondations). Les prévisions sont à présent mises à jour deux fois par jour et « au minimum 8 heures avant les événements ».
Mais le chantier majeur, pour la ministre, est celui de la réduction de la vulnérabilité des territoires. Elle a estimé que « la moitié des communes » françaises est soumise à un risque inondation – représentant « 17 millions d’habitants et 9 millions d’emplois ». Pour Ségolène Royal, l’État, les collectivités locales, mais aussi « les opérateurs de réseau de transport, d’eau, d’électricité, de télécommunication », ont un « rôle clé » à jouer – pour ces derniers, en « identifiant leurs points de faiblesse et en agissant » pour les renforcer.
Les inondations ne sont pas le seul risque naturel que courent les territoires : le risque séisme est également « majeur », en particulier dans les Antilles où, a averti la ministre, « un séisme pourrait faire des milliers de morts ». C’est pourquoi, a-t-elle annoncé, « le gouvernement avec les collectivités territoriales engage la 2e phase 2015-2020 du plan séisme Antilles pour renforcer les constructions vulnérables, notamment les établissements scolaires, les logements sociaux, les établissements de santé, les établissements de gestion de crise. Le danger est essentiellement lié à l’effondrement des bâtiments ».
La ministre a enfin évoqué sa volonté de « vérifier les systèmes d’alerte des communes » en organisant des exercices de nuit. Elle compte solliciter les préfets pour qu’ils identifient les territoires les plus exposés, afin d’organiser « des répétitions grandeur nature de nuit d’une alerte ». Ségolène Royal a révélé qu’elle avait été « très étonnée » lors de la tempête Xynthia de constater que « des communes n’avaient pas de sirènes ». Des méthodes d’alerte par voie de SMS vont être testées, et les populations vont être invitées, dans les zones les plus à risque, à se munir de façon permanente de « kits de survie » (eau potable, conserves, lampes de poche, etc.).
La directrice de la prévention des risques, Patricia Blanc, a donné un peu plus tard quelques indications à l’AFP sur ces simulations : elles concerneraient « 3 000 communes particulièrement exposées ». « Une ou deux » simulations devraient avoir lieu en guise de test, « avant l’été ».
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