Édition du jeudi 26 janvier 2006


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Téléphonie mobile: Strasbourg n'autorisera plus de pose d'antenne sur son patrimoine en l'absence de charte avec les principaux opérateurs

Après avoir «gelé» les implantations d'antenne de téléphonie mobile sur des immeubles de son patrimoine, la ville de Strasbourg annonce qu’elle n'autorisera plus de pose d'antenne sur son patrimoine en l'absence de charte avec les principaux opérateurs et dans l'attente des résultats d'une importante étude épidémiologique. Dans un entretien accordé au quotidien "Les Dernières nouvelles d’Alsace", Fabienne Keller, maire de Strasbourg indique que «dans l'état actuel des connaissances, la plupart des scientifiques estiment qu'il est peu probable que l'exposition aux champs produits par les relais de téléphonie mobiles induise ou favorise l'apparition de cancers. J'estime cependant que la faible probabilité n'est pas une garantie suffisante pour laisser s'installer trop d'antennes». Elle précise que le Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), branche de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Lyon, mène une étude épidémiologique à l'échelle européenne afin de déterminer si l'exposition aux radiofréquences pouvait être en lien avec des cancers. Cette étude sera la plus importante étude épidémiologique jamais réalisée sur ce sujet et ses résultats devraient faire autorité en la matière. Souhaitant, en attendant, que s’applique que le principe de précaution, elle rappelle qu’elle propose depuis plus de trois ans la signature d'une charte entre la collectivité et les opérateurs de téléphonie mobile, qui permettrait de limiter le niveau des ondes émises par les antennes. Mais, dit-elle, «malgré toutes les tentatives de médiation, aucun des trois grands opérateurs n'a accepté de ratifier ce document.» Elle est cependant consciente que la marge de manoeuvre en matière d'antenne de téléphonie mobile est réduite puisque la ville, lorsqu'elle n'est pas propriétaire du bâtiment, n'instruit qu'un dossier de déclaration de travaux. Or, selon la jurisprudence du Conseil d'Etat, le principe de précaution n'est pas au nombre des règles qui peuvent justifier une opposition à une déclaration de travaux. Il est donc de la responsabilité des propriétaires d'accepter ou de refuser l'implantation de l'antenne.
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