Édition du lundi 10 juillet 2006


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Sur les 35 lauréats de licences WiMax, 6 sont des régions qui les mettront à la disposition des collectivités

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) vient d’attribuer les licences WiMax disponibles. Le Wimax est une technologie récente développée par un consortium d'une soixantaine d'industriels qui permet de désenclaver les territoires ne bénéficiant pas de l'ADSL. Grâce à une antenne située sur un point élevé, elle permet d'accéder à l'Internet haut débit, de l'ordre de 10 à 20 Mégabits par seconde, sur une zone de couverture de 20 kilomètres environ. Cette procédure met ainsi fin à la sélection des futurs opérateurs de boucle locale radio (3,4-3,6 GHz) en métropole, dans le département d'outre-mer de la Guyane et la collectivité territoriale de Mayotte. Quelque 175 collectivités, associations et sociétés avaient manifesté leur intérêt par le WiMax. Sur ce total, 67 collectivités territoriales et près de 80 opérateurs de télécommunications, sans compter les Autoroutes du sud de la France, Canal +, etc. Un succès qui nécessitait une phase de filtrage des offres compte tenu de la rareté des licences disponibles. Au bout du compte, 35 sociétés ou organismes ont été retenus sur ce marché porteur en termes d’accès et de télécommunication sans fil. Restait à choisir ceux qui, en plus d’Iliad, se partageront ce précieux document. Sur les 67 collectivités locales concernées, pour l’essentiel des communautés d'agglomération, des communes et des départements se sont regroupés avec les 14 régions candidates. 6 collectivités ont été choisies: la Collectivité territoriale de Corse et les conseils régionaux d’Alsace, d’Aquitaine, de Bourgogne, de Bretagne et du Poitou-Charentes. Dans le secteur privé, c’est Bolloré Télécom, HDRR (Bouygues), Maxtel (Altitude Telecom) et la Société du Haut Débit (Neuf Cegetel, SFR Canal+) qui remportent les licences correspondantes. En Guyane, France Télécom et Guyatel se partageront le marché. À Mayotte, France Télécom encore, avec Guétali Haut Débit et STOI Internet. Trois critères ont été utilisés pour retenir les meilleurs éléments : «la contribution au développement territorial des services à haut débit, l’aptitude du projet à favoriser la concurrence sur le haut débit, le montant financier proposé par le candidat ». Spécialement, des engagements ont été souscrits pour couvrir les zones blanches du haut débit. Pour faciliter cette pénétration des candidats ont promis « de céder les fréquences là où ils ne les utilisent pas et de fournir des offres de gros d'accès à leurs réseaux, y compris, dans certains cas, sans fournir eux-mêmes d'offres de détail». L’Arcep devrait envoyer dans les prochains jours les autorisations finales à ces candidates. Sauf désistement, « les fréquences correspondantes leur seront attribuées d'ici fin juillet ». Un bilan sera fait dans moins de deux ans. Financièrement, l’opération devrait enrichir les caisses de l’État de 125 millions d’euros pour l’année 2006. Une redevance annuelle prendra ensuite place, générant quelque 1,6 million d’euros. s
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