Édition du mardi 2 février 2016


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Petite enfance : l'accueil collectif privilégié par les plus modestes

55,1 places d’accueil pour 100 enfants de moins de trois ans, c'est l'un des nombreux chiffres extrait du rapport annuel de l'Observatoire national de la petite enfance, présenté le 29 janvier dernier. Piloté par la CNAF, cet Observatoire associe l’ensemble des services statistiques et d’études des institutions impliquées. Les données recueillies pour ce rapport 2015, portent sur 2014 et l'accueil des enfants de 0 à 6 ans.
Pas de surprise dans les constats et les tendances : l'offre continue de croître, comme en témoigne le taux de couverture de 55,1%. Le recours aux assistantes maternelles ralentit toujours. Tandis que le nombre d'enfants de moins de 6 ans diminue encore légèrement (total de 4,8 millions d’enfants âgés de moins de 6 ans et 2,3 millions d’enfants de moins de 3 ans). Le résultat logique de la légère baisse de fécondité depuis 2011. La France (820 000 naissances en 2014) reste toutefois le pays le plus fécond d’Europe avec l’Irlande.
Les collectivités territoriales sont les principaux créateurs de places en accueil collectif. En 2013, le nombre total atteignait 11 736 établissements d’accueil du jeune enfant (Eaje) bénéficiant d’une prestation de service unique (Psu), pour une capacité de 386 000 places. Il faut ajouter à cela les places d'établissements, comme les micro-crèches qui continuent d'avoir le vent en poupe et qui ne sont pas toutes financées par la Psu mais par la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje). Cela porte le total à 403 700 places d'accueil.
Ramené à l'offre de places pour 100 enfants de moins de 3 ans (au delà, les enfants sont plus généralement scolarisés), le ratio s'établit à 16,6 places d'accueil collectif pour 100 enfants. Un gros tiers de ces établissements offre de 11 à 20 places. Sachant qu'une place est occupée en moyenne par 2,5 enfants. Ces établissements ouvrent en moyenne 10,6 heures par jour.
Pour les parents, mieux vaut habiter au Sud qu'au Nord. Car selon le département, ce potentiel d’accueil en structures collectives, familiales et parentales varie de « un peu plus de 5,5 à près de 42 places offertes pour 100 enfants de moins de 3 ans », indique l'Observatoire. Une hétérogénéité qui dépend de multiples facteurs.
Ce qu'il est intéressant aussi de retenir, c'est le clivage selon le niveau de vie des parents. « Les modes d’accueil utilisés dépendent aussi du niveau de vie des parents, lui-même lié à leur activité », avance le rapport. Au final, les familles les plus modestes gardent plus souvent leurs enfants (« l’arbitrage financier entre revenu d’activité et coût de la garde peut jouer en faveur d’un arrêt
d’activité
»), Tandis que les enfants des ménages les plus aisés sont bien plus souvent gardés par un tiers. Le mode d’accueil extra-parental retenu alors dépend là encore, « fortement des ressources de la famille » : assistantes maternelles pour les parents aisés, EAJE pour les plus modestes.

E.S.
Télécharger le rapport.

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