Édition du jeudi 15 juin 2017


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Proportionnelle : Édouard Philippe veut que la réforme ait lieu « rapidement »

Le Premier ministre, Edouard Philippe, souhaite que l'introduction d'une « dose » de proportionnelle aux élections législatives ait lieu « rapidement », affirme-t-il dans une interview accordée à plusieurs quotidiens régionaux et publiée aujourd’hui, sans donner de calendrier précis.
« Le fait que des courants politiques importants ne soient pas représentés à l’Assemblée n’est pas satisfaisant. Une dose de proportionnelle est donc bienvenue », affirme le Premier ministre à l'approche du second tour des élections législatives, confirmant la ligne de l'exécutif. « Je préférerais qu’on puisse le faire rapidement car il n’y a rien de plus insupportable que l’expression d’une conviction qui n’est pas suivie d’effets », poursuit-il dans cette interview aux journaux du groupe Ebra (Le Dauphiné Libéré, Le Progrès, DNA, L'Est Républicain...)
« Je crois au scrutin majoritaire car il a la grande vertu de permettre des majorités stables. C’est une des conditions de l’efficacité de l’action publique. Mais je vois bien que le scrutin majoritaire peut être d’une grande brutalité et écarter durablement des courants d’idées qui existent dans la société. Et ça il faut le corriger », plaide encore Edouard Philippe.
L'exécutif n'a pas encore publié de calendrier parlementaire pour sa réforme du mode de scrutin aux législatives, qui doit réduire d'environ un tiers le nombre de députés à l'Assemblée nationale de 577 à moins de 400, avec à la clé une « dose » non définie d'élus à la proportionnelle.
A la veille de son élection, Emmanuel Macron avait assuré qu'il mènerait cette réforme « très rapidement ». « Il faut le faire avant la fin de l'année », avait dit le candidat à la présidentielle d'En Marche! sur Mediapart, jugeant « qu'il faut l'ancrer tout de suite dans notre vie démocratique ».
Sauf dissolution de l'Assemblée durant le quinquennat Macron, les nouvelles règles ne s'appliqueraient de toute façon pas avant 2022.
Mais les experts s'accordent à dire que le début de quinquennat, où l'exécutif est plus populaire, est plus propice à cette réforme: elle implique en effet de faire voter les députés pour qu'ils suppriment 177 de leurs sièges.
La réforme implique aussi un redécoupage, toujours délicat, des circonscriptions électorales actuelles. (AFP)
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